5 chefs d'État africains statueront sur l'adhésion du Maroc à la CEDEAO

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CEDEAO - "Le sommet a mis en place un comité composé des présidents togolais, ivoirien, ghanéen, guinéen et nigérian pour adopter les termes de références et superviser l’étude approfondie des implications de cette adhésion". Telle est la décision rendue à l'issue du 52e sommet de la CEDEAO, tenu ce 16 et 17 décembre à Abuja, au Nigéria, indique un communiqué publié par le site de l'organisation. C'est donc un comité de chefs d’État et de gouvernement qui sera chargé de superviser l’étude approfondie des implications de l'adhésion du Maroc à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Le Maroc a donc une carte politique à jouer dans sa volonté d'adhérer en tant que membre à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), impliquant la mise en branle de l'appareil diplomatique. C'est dans ce contexte que le roi Mohammed VI se rendra demain en Guinée, comme l'ont annoncé des médias locaux. De quoi trouver en la personne d'Alpha Condé un allié de poids.

C'est également dans ce contexte que Jeune Afrique révèle aujourd'hui l’étude d’impact sur les implications de l'adhésion du Maroc à la CEDEAO, une étude soumise aux chefs d’État qui ont participé au sommet d’Abuja. "Elle est globalement positive pour le Maroc, mais soulève un certain nombre de freins et de contraintes, essentiellement liées au décalage entre l’économie marocaine et celle de certains pays de la région", relève Jeune Afrique, qui souligne qu'il "faudra des mesures transitoires accompagnées d’une mise à niveau de certaines économies de la région pour bénéficier équitablement du marché commun".

Pour rappel, l'adhésion à la CEDEAO devrait impliquer la libre circulation des biens, des services, des personnes et des capitaux, ainsi que la mise en œuvre des accords de prévention des risques et des règles de bonne gouvernance entre le Maroc et les 15 pays membres de la Communauté.

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