Afek Tounes appelle ses ministres à démissionner du gouvernement

Publication: Mis à jour:
FDE
Facebook/Afek Tounes
Imprimer

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, le parti Afek Tounes appelle ses ministres à démissionner du gouvernement.

Cette décision concerne le ministre des Affaires locales et de l'Environnement Riadh Mouakher, le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle Faouzi Ben Abderahmane, le secrétaire d'État à la Jeunesse Abdeladous Saadaoui, et le secrétaire d'État auprès du ministre du Commerce chargé du Commerce extérieur Hichem Ben Ahmed.

C'est à la suite du Conseil national extraordinaire du parti, qui s'est déroulé samedi, que cette décision a été prise.

Selon le communiqué, Afek Tounes indique refuser le contenu de la loi de Finances 2018 récemment adoptée, qui souffre "d'absence de vision économique et sociale".

Par ailleurs, le parti affirme que l'Accord de Carthage "s'est vidé de son contenu" ayant donné lieu à un "consensus factice qui ne sert pas l'intérêt suprême de la nation".

Réunie jeudi, la nouvelle troika composée de Nidaa Tounes, Ennahdha et l'UPL a tenue sa troisième réunion de concertation. Au cours de celle-ci, les trois partis ont critiqué les parties signataires du Document de Carthage qui n’ont pas respecté leur engagement de soutenir le gouvernement en votant la loi de finances 2018.

À la suite de cette réunion, l'Union patriotique libre a appelé, les formations politiques dont notamment Afek Tounes à quitter la coalition au pouvoir. Une position qui a été formulée suite à l'attitude de ces derniers vis-à-vis de la loi de finance de 2018, explique la porte-parole du parti, Samira Chaouachi, dans une déclaration accordée aux médias.

La loi de finances 2018 avait divisé les députés du parti Afek Tounes. Ainsi, la moitié des 8 élus Afek a voté pour alors que l’autre moitié s’est abstenue de voter pour contester certains articles de ladite loi.

Sur sa page Facebook, la députée Rym Mahjoub, l'une des quatre élus abstentionnistes, a expliqué son abstention par le fait que cette loi "qui ne correspond pas à la vision économique et sociale de Afek Tounes et qui ne tient pas compte des propositions de notre parti", a-t-elle précisé.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.