Wided Bouchamaoui: Ne vous attendez pas à de l'investissement ou à de l'emploi avec cette loi de Finances

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BOUCHAMAOUI
Nobel Peace Prize recipient Wided Bouchamaoui (C) attends a ceremony marking the 60th anniversary of Tunisia's independence at the Carthage palace in Tunis, on March 20, 2016, as the country reels from a series of deadly jihadist attacks that have battered its already struggling economy. Last year, IS claimed attacks on the Bardo museum in Tunis and a popular resort hotel, killing 59 tourists in total, and the suicide bombing of a bus that killed 12 presidential guards.On March 7, 2016 dozens of | FETHI BELAID via Getty Images
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La présidente de l'Union Tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (UTICA) n'a pas fini d'exprimer son rejet total de la loi de Finances 2018, la considérant comme un problème à l'investissement et à l'emploi.

Dans une déclaration au micro de Mosaique FM, Wided Bouchamaoui, a déclaré qu'avec cette loi de Finances, il n'y aura ni investissements ni création d'emplois.

"Ne vous attendez pas à de l'emploi ou à de l'investissement. Cette accumulation de taxes nous empêche de travailler sérieusement sur l'investissement" a-t-elle déclaré avant d'ajouter "La Tunisie détient désormais l'une des plus grandes pressions fiscales de la région. Les autres gouvernements font des efforts pour attirer les investisseurs, tandis que 54% de notre économie est de la contrebande, dans le silence total des politiques".

"Et puis on vient nous critiquer et nous traiter de non patriotes" conclut-elle.

Wided Bouchamaoui avait à maintes reprises exprimé son refus total du projet de loi de Finances 2018, menaçant de se retirer du pacte de Carthage, et estimant que ce projet de loi affecte la pérennité de l'institution économique et la menace dans sa stabilité et son existence. Elle a également laissé entendre que des grèves dans le secteur privé pourraient être organisées.

Elle a aussi évoqué le manque d'audace de l'État pour combattre le marché parallèle et la contrebande qui nuisent gravement à l'économie nationale, ajoutant qu’il existe des sujets tabous qui ne sont pas abordés comme la situation du port de Radès ou encore la dégringolade des entreprises publiques. Bouchamaoui avait estimé que l'État préfère fermer les yeux sur ces dossiers épineux et pénaliser les entreprises privées.

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