Comment les Tunisiens perçoivent les puissances influentes au Moyen-Orient, et leurs dirigeants? Cette étude vous le révèle

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PUTIN ERDOGAN
Iran's President Hassan Rouhani together with his counterparts Russia's Vladimir Putin and Turkey's Tayyip Erdogan attend a joint news conference following their meeting in Sochi, Russia November 22, 2017. Sputnik/Mikhail Klimentyev/Kremlin via REUTERS ATTENTION EDITORS - THIS IMAGE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY. | Sputnik Photo Agency / Reuters
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Une recherche publiée par Pew Research Center a étudié la vision de l'opinion publique de certains pays, notamment la Tunisie, la Jordanie, le Liban, Israël et la Turquie, par rapport aux puissances influentes jouant un rôle clé au Moyen-Orient, à l'instar de la Turquie, les États-unis, la Russie, l'Iran, Israël, la Jordanie et l'Arabie Saoudite.

La Russie et la Turquie les plus influents, Erdoğan le plus apprécié

Selon le rapport, au moins la moitié de l'opinion publique des pays sondés affirme que la Russie est plus influente aujourd'hui qu'il y a dix ans, suivie de la Turquie, des États-unis et de l'Iran. Toutefois, peu estiment que l'Arabie Saoudite, l'Égypte ou encore Israël sont influents dans la région.

Mais ces puissances reconnues comme influentes au Moyen-Orient, ne sont pas forcément perçues favorablement, bien au contraire. Selon cette étude, l'Iran est le pays le moins apprécié, tandis que l'Arabie Saoudite est le plus favorablement perçu par les sondés. Les États-unis et la Russie quant à eux sont proches en termes de pourcentage (respectivement 27% et 35%).

Quant aux dirigeants, le président turc Recep Tayyip Erdoğan occupe la première place et représente selon l'étude, le dirigeant le plus apprécié auprès des sondés. On retrouve ainsi en guise de classement global Erdogan, le président égyptien Abdel Fattah el-Sisi, le roi saoudien Salman, le roi jordanien Abdallah II, le président syrien Bachar Al-Assad, le président iranien Hassan Rouhani, et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu .

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Mais pour les Tunisiens, le classement est différent, car selon ce rapport, après le président turc Erdogan, le roi Salman est le deuxième dirigeant le plus apprécié auprès des Tunisiens, Netanyahu le moins apprécié, et Assad et Rouhani se retrouvent égaux.

Dans la plupart des pays, les avis sur le président Syrien Bachar Al-Assad ont été défavorables. Cependant, l'opinion est devenue plus favorable en Tunisie au cours des cinq dernières années (en hausse de 13% depuis 2012).

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu reçoit quant à lui des notes extrêmement négatives de la part des pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Seulement 7% des sondés en Tunisie et en Turquie, 1% en Jordanie et 0% au Liban, ont une opinion favorable de Netanyahu.

Du côté de l'influence grandissante des différentes puissances de la région, les Tunisiens estiment que la Turquie joue le rôle le plus important dans la région, suivie d’Israël, tandis que le classement global place l'Iran en deuxième position.

La perception des influences varie entre les pays, car en effet, pour les Jordaniens, l'Arabie Saoudite est le pays ayant gagné le plus en influence en dix ans, alors que pour les Libanais, l'augmentation de l'influence de l'Iran est la plus significative. À l'exception du Liban, tous les pays s'accordent à dire que la Turquie est le pays qui a le plus multiplié son rôle au Moyen-Orient, durant les dix dernières années.

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S'agissant des perceptions des sondés envers les puissances en question, la majorité des Tunisiens accordent un avis favorable à la Turquie, suivie de l'Arabie Saoudite et de l'Iran. Les Libanais sont quant à eux divisés en fonction de leurs appartenances religieuses, avec plus de la moitié des musulmans sunnites et des chrétiens qui perçoivent favorablement la Turquie, alors que 8% seulement des chiites expriment la même appréciation. De côté d’Israël, les Juifs et les Arabes sont fortement en désaccord sur la Turquie; 72% des Arabes israéliens ont un avis favorable du rôle de la Turquie, tandis que seulement 7% des Juifs israéliens lui sont favorables.

Plus de la moitié des Tunisiens s'accordent sur un avis favorable pour l'Arabie Saoudite, tandis qu'une minorité de 19% exprime un avis négatif sur l'Iran.

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En ce qui concerne le conflit en Syrie, 26% des sondés pensent qu'il prendra fin l'année prochaine, 32% estiment que ça se résoudra pendant les 5 années qui viennent, tandis que 29% ne s'attendent pas à ce que le conflit finisse avant au moins 10 ans.

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