Le déficit du Trésor s'élèvera à 55 milliards de dinars en 2020

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Business and growing finance concept with graph and coins on blackboard. | geckophotos via Getty Images
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Le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia a annoncé dimanche à Alger que le déficit du Trésor connaîtra une tendance baissière de 1963 milliards de dinars en 2018 puis à 55 milliards de dinars seulement en 2020, rapporte l'APS.

Le déficit du Trésor sera totalement couvert par le recours au financement non conventionnel et aux surplus de la valeur qui seront versés dans le Fonds de Régulation des Recettes (FRR), a précisé le ministre qui a rappelé que les besoins de financement s'élevaient à 570 milliards de dinars en 2017, à 1815 milliards de dinars en 2018 et à 580 milliards de dinars en 2019.

Avec un léger déficit prévu en 2020, le Trésor pourrait ne pas recourir à aucun financement, prévoit le premier responsable du secteur.

S'agissant des mesures contenues dans le PLF 2018 visant à améliorer les recettes de l'Etat, le ministre a indiqué qu'une taxe additive sera instituée sur les produits de tabac destinés à la consommation en Algérie estimée à 11 da/boite.

Le texte inclut une proposition pour l'augmentation des taxes sur les produits pétroliers, l'institution d'une contribution de solidarité en matière d'opérations d'imports prélevée par les douanes au profit de la Caisse Nationale des retraites (CNR), l'élargissement de l'imposition des plus values y compris sur les résidences principales, à l'exception des résidences collectives constituant l'unique propriété et résidence principale.

La commission des finances et du budget de l’APN avait proposé la suppression de la disposition relative à l'impôt sur la fortune (ISF), proposition adoptée à la majorité absolue par les membres de l'APN.

Dans son rapport préliminaire, la commission des affaires économiques et financières du Conseil de la nation se sont posés plusieurs questions y compris sur les motifs de la suppression de l'ISF.

La commission a eu grâce aux réponses du ministre plusieurs explications notamment en ce qui concerne les mesures prises en matière de lutte contre l'évasion fiscale, axées sur le renforcement des services chargés du contrôle, l'amélioration de la coordination entre les départements ministériels et les opérateurs économiques, la modernisation des prestations et un meilleur ciblage des services de fiscalité, focalisé sur les foyers de risque.

Aux interrogations des membres de la commission sur la somme des 400 milliards de dinars au titre de règlement des créances détenus par l'Etat, le rapport a indiqué qu'il "s'agit notamment des créances de l'Etat qui ont commencé à peser à partir de 2016".

Concernant la réévaluation des projets d'équipement public, le ministre avait rappelé la prise ces dernières années, de mesures ayant permis de réduire les opérations de réévaluation, souligne le rapport, ajoutant que ces efforts se poursuivent.

Par ailleurs, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah a indiqué que le PLF 2018 était très important, car il s'agit d'une loi primordiale à même de dessiner les contours de la politique économique et financière du pays pour l'année prochaine, ajoutant que ce texte est un cadre référentiel pour le gouvernement consacrant les orientations et les mesures mises en place pour l'année financière 2018.

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