JTC 2017 : Ouverture dans une ambiance morose en solidarité avec la cause palestinienne (photos)

Publication: Mis à jour:
JKJKJK
TAP
Imprimer

Le coup d’envoi de la 19ème édition des Journées Théâtrales de Carthage (JTC) a été donné, vendredi, dans une atmosphère solidaire avec le peuple palestinien.

A cette occasion, le directeur de la 19ème édition des JTC, Hatem Derbal a condamné fermement la décision de l’administration américaine, de reconnaitre la ville d’Al Quods comme capitale d’Israël en soulignant le soutien des artistes à la cause palestinienne.

Derbal a, par ailleurs, rendu hommage aux hommes et femmes de théâtre qui ont bataillé pour consolider le dialogue par les biais des JTC, appelant à ce propos à réfléchir à la promotion et au renouvellement de l’expression théâtrale.

Close
JTC 2017 : Ouverture dans une ambiance morose en solidarité avec la cause palestinienne
sur
Partager
Tweeter
PUBLICITÉ
Partager
fermer
Image affichée

Après avoir écouté l’hymne national palestinien, le public a suivi la pièce “Du désir d’horizons” du chorégraphe burkinabé Salia Sanou. Abordant la thématique de l’exil et du déracinement. “Du désir d’horizons” met en scène la détresse des réfugiés rencontrés par le chorégraphe vivant dans les camps du Burundi et du Burkina Faso après avoir fui la guerre dans leurs pays.

Cette édition est marquée par le retour de la compétition officielle avec la participation de 11 œuvres théâtrales de la Tunisie, du monde arabe et de l’Afrique. Le comité d’organisation des JTC attribuera, pour cette compétition, 5 prix répartis comme suit: “Meilleure œuvre complète” (25 mille dinars), “Meilleure mise en scène” (20 mille dinars), “Meilleur scénario” (15 mille dinars), “Meilleur acteur” (10 mille dinars) et “Meilleure actrice” (10 mille dinars).

Les œuvres théâtrales retenues dans la compétition officielle sont: “Freedom House” de Chedly Arfaoui et ” Les veuves” de Wafa Taboubi (Tunisie), “L’expérience” d’Ahmad Ezzat El Alfi (Egypte), “Témoins de la nuit” de Khalil Naceerat ( Jordanie), “Solo” de Mohamed Hor (Maroc), “Statu quo” de Jamel Chekir (Syrie).

L’Irak sera présente avec la pièce “Saleb” de Ali Daeem, tandis que l’Algérie, elle sera représentée par la pièce “Bahija” de Ziyani Chérif Ayed.

Le continent africain sera, en lice, avec trois œuvres en l’occurrence “Psychose 4,48” de Sow Souleymane et Talla Kpomahou de la Côte d’Ivoire, “Adjuge” de Luca G.M.Fusi et Ildevert Meda du Burkina Faso et “Je tuerai le singe” de Amandine Sagneset et Kaomi Vignon du Mali.

Des artistes protestent contre le faible budget alloué au ministère des affaires culturelles

Parallèlement à l’arrivée du ministre des affaires culturelles à la cérémonie d’ouverture, un mouvement de protestation a été observé devant le théâtre municipal de Tunis par plusieurs artistes pour protester contre la baisse du budget alloué à la Culture pour l’année 2018 qui a atteint un taux de 0,73% du budget général cette année.

Interrogés par l’agence TAP, le critique de cinéma Nacer Sardi, l’homme de théâtre Habib Bel Hadi et la chorégraphe Nawel Skandrani ont à ce sujet estimé que le budget alloué au ministère de la cuture ne répond pas aux aspirations des artistes surtout que 80% du budget est selon eux destinés aux salaires.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.