Tunisie: Ces jeunes lycéens réagissent face aux coupes budgétaires qui toucheront les lycées français (PHOTOS, VIDÉOS)

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ECOLES FRANCAISES
Ons Ben Hadj Miled
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Ces derniers jours, les évènements se sont enchaînés au sein des écoles françaises. Suite à la décision de l'État français de réduire le budget alloué à l'AEFE ( l'Agence de l'Enseignement Français à l'Etranger) de 33 millions d'euros, engendrant la supression des postes d'enseignants détachés et une hausse considérable des frais de scolarité, plusieurs mouvements ont été organisés pour exprimer le désaccord des élèves et des parents face à cette situation.

Mais, qu'ont pensé les élèves -principaux concernés- par cette affaire? Comment ont-ils vécu cet état de panique, et d'instabilité au sein de leur propre école?

Ils témoignent...

"Cette décision va avoir de gros impacts sur notre éducation et sur notre enseignement puisque, certes, certain enseignants locaux connaissent le système français et connaissent le programme français mais nous payons des frais de scolarité assez élevés pour bénéficier d'un enseignement venant d'un professeur qui a étudié en France et qui connait les bases et les principes de l'enseignement français. Pour cela, l'APE (l'Association des Parents d'Elèves) a décidé de lancer le mouvement d'"école morte" dans plusieurs établissements français à l'étranger; personne n'est allé à l'école aujourd'hui, pour montrer notre mécontentement. On espère que cela sera pris en compte par le gouvernement français." Emna, 17 ans.

"À travers cette journée d'"école morte", personne n'est allé au lycée le temps d'une journée. Pour ma part, j'y suis allée pour interviewer et voir la réaction des professeurs qui étaient là-bas, mais sans élèves. Voir l'école vide, un mardi, avec des professeurs qui se baladent dans la cour de récréation, m'a beaucoup touchée. La symbolique y était, certes, mais c'est dommage parce qu'après tout, on est là pour bénéficier de l'enseignement français, avec ses valeurs, et ses principes. Il faut rappeler que les établissements français en Tunisie sont généralement ceux qui ont les meilleurs résultats au bac, et des générations et des générations sont passées par des professeurs français. Il n'y a que les professeurs de la langue arabe qui sont tunisiens, mais pour ce qui est du reste, ça a toujours été des expatriés, et ce depuis 1956.
Et, puis si on paie autant d'argent c'est bien pour bénéficier d'une éducation en particulier, sinon, ça n'en vaudrait plus la peine!" Ines, 16 ans.

"Ca fait mal au cœur de voir où en est notre lycée, aujourd'hui. Je suis dans le système français depuis l'école primaire, et je n'aurais jamais cru qu'un jour, j'aurais à faire face à une telle situation. Nos professeurs ont, depuis la nuit des temps, été des expatriés qui viennent dans le seul but de partager avec nous les valeurs, et les principes de la France, donc devoir affronter une telle décision de la part du gouvernement français a été une grande déception pour moi, ainsi que pour mes camarades. On espère que d'ici quelques temps, cela ne sera qu'un lointain souvenir." Ahmed, 14 ans.

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