Youssef Chahed répond à la décision de l'U.E concernant le classement de la Tunisie parmi les paradis fiscaux

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En réponse à la décision de l'Union Européenne de classer la Tunisie dans la liste des paradis fiscaux, le chef du gouvernement Youssef Chahed a exprimé à la suite de sa réunion avec l'ambassadeur de l'U.E en Tunisie, son étonnement par rapport à cette décision, ajoutant que celle-ci ne reflète aucunement la réalité de l'économie tunisienne.

"L'U.E est un partenaire stratégique important et nous comptons intensifier les négociations afin de lui expliquer qu'il n'y pas de grande différence entre cette histoire de liste noire et liste grise."

Youssef Chahed a également annoncé qu'une délégation se déplacera prochainement à Bruxelles afin d'insister sur le fait qu'il est "inconcevable" que l'économie tunisienne soit comparée à d'autres économies, dans la mesure où elle est basée depuis plus de 30 ans sur l'exportation, avec tout ce que celle-ci a apporté en matière de création d'emplois.

"La Tunisie a fait des efforts au niveau de la législation, et l'Union Européenne reconnait dans ses correspondances que la Tunisie respecte bel et bien les règles de la transparence. Le problème réside dans la convergence des fiscalités de l'Offshore et de l'Onshore, un problème sur lequel on a beaucoup travaillé mais il existe des contraintes économiques intérieures qu'on doit prendre en considération, et c'est ce qu'on va essayer d'expliquer lors de notre prochaine rencontre avec les représentants de l'Union Européenne." a-t-il déclaré.

De son côté, l'ambassadeur de l'Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini, a déclaré s'engager avec le gouvernement tunisien afin de régler ce problème dans les plus bref délais, affirmant qu'il est "confiant" quant à un aboutissement positif de cette affaire.

Les ministres européens des Finances avaient validé mardi, une liste comportant 17 paradis fiscaux, tous extérieurs à l'UE, et parmi lesquels se trouve la Tunisie.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères tunisien a publié un communiqué dans lequel il demande à l'Union Européenne de revenir sur sa décision dans "les plus brefs délais" indiquant être "étonné et mécontent" que la Tunisie se retrouve dans cette liste.

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