Derrière la décision de Trump sur Jérusalem, Sheldon Adelson, un magnat des casinos, extrémiste pro-israélien

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SHELDON ADELSON
Bloomberg via Getty Images
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La décision du président américain Donald Trump de faire déménager l’ambassade américaine de Tel Aviv et de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israel n’est pas une simple promesse de campagne électorale qu’il a décidé de tenir presque un an après avoir été élu.

C’est une promesse que Trump a faite à l’un des hommes les plus riches des Etats-Unis, un magnat des casinos, Sheldon Adelson, connu aussi pour ses positions extrémistes pro- israéliennes.

Sheldon Adelson qui n’avait pas choisi Trump comme son favori parmi les candidats de la primaire républicaine a fini par se rallier à Donald Trump après son investiture par le parti républicain en contribuant avec 25 millions de dollars à sa campagne, devenant son plus gros contributeur.

Sheldon Adelson est un ami très proche du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou comme le rappelle le site américain +972 qui s’interrogeait à la veille de l’annonce faite par Trump sur l’influence de ce dernier sur la prise d’une telle décision.

Aux Etats-Unis, il est connu pour ses prises de positions bellicistes et extrémistes en faveur d’Israel, il avait été jusqu’à déclarer en 2013 qu’il préconisait d’envoyer des missiles nucléaires contre l’Iran.

Lorsque Donald Trump a été élu président des Etats-Unis, Sheldon Adelson a offert 5 millions de dollars pour la fête de l’investiture du candidat républicain, a rappelé hier le New York Times qui considère que Sheldon Adelson est le véritable architecte de la décision de Trump de reconnaitre Jerusalem capitale d’Israel.

Faire de la politique à coups de millions de dollars, c’est tout le style de cet ultra-milliardaire qui ne s’est pas caché pour dire sa déception de n’avoir pas vu Donald Trump faire l’annonce sur Jérusalem dès le premier jour où il a mis le pied à la Maison Blanche.

Adelson n’a donc cessé de se montrer publiquement déçu et impatient par “la lenteur” avec laquelle le président américain traitait une question comme celle du statut de Jerusalem.

Et c’est donc avec une grande satisfaction que ce fanatique a du accueillir hier le discours de Donald Trump sur Jérusalem.

Un Trump qui a préféré, encore une fois, aller à l’encontre y compris de ses proches conseillers, de son secrétaire d’Etat et de son secrétaire à la Défense qui s’inquiétaient des répercussions sur les intérêts américains d’une telle décision, pour satisfaire le fanatisme de sa base: les fondamentalistes chrétiens et les extrémistes pro-Israel.

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