L'Iran "ne tolérera pas" la décision de Trump sur Jérusalem

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ROHANI
SOCHI, RUSSIA - NOVEMBER 22 : Iranian President Hassan Rouhani is seen before a meeting with Turkish President Recep Tayyip Erdogan (not seen) in Sochi, Russia on November 22, 2017. (Photo by Sefa Karacan/Anadolu Agency/Getty Images) | Anadolu Agency via Getty Images
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Le président iranien Hassan Rohani a affirmé mercredi que son pays ne tolérerait pas la reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël.

Le président américain Donald Trump va reconnaître mercredi Jérusalem comme capitale d'Israël, rompant avec des décennies de diplomatie américaine et internationale malgré les mises en garde de toutes parts contre le risque d'une flambée de violences.

Dans un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, M. Rohani a déploré une décision américaine "illégitime, provocatrice et très dangereuse", selon des propos relayés sur le site du gouvernement.

Lors de cet échange, le président iranien s'est engagé à participer à un sommet extraordinaire de l'Organisation de coopération islamique (OCI) le 13 décembre à Istanbul convoqué par le président turc pour élaborer une réponse unifiée face aux derniers développements.

L'Iran "ne tolérera pas une violation des lieux saints musulmans", a indiqué par ailleurs M. Rohani lors d'un discours devant des responsables à Téhéran, en référence à l'annonce prochaine de M. Trump.

"Les musulmans doivent être unis face à ce grand complot", a-t-il ajouté devant des responsables politiques et religieux de plusieurs pays musulmans réunis dans la capitale iranienne.

Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui s'est exprimé plus tôt, a lui vu dans la décision américaine un geste désespéré, fruit de l'"incompétence" des Etats-Unis.

"Le monde islamique s'opposera assurément à ce complot", a-t-il déclaré.

Depuis la révolution islamique de 1979, le soutien à la cause palestinienne et l'opposition à Israël sont deux éléments centraux de la diplomatie iranienne.

Les mises en garde, y compris celle du pape François, ont afflué mercredi à l'adresse de M. Trump.

Toute reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël est un casus belli pour les dirigeants palestiniens, qui revendiquent Jérusalem-Est, occupée puis annexée par Israël, comme la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

La communauté internationale n'a jamais reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël et considère Jérusalem-Est comme un territoire occupé. Israël proclame tout Jérusalem, Ouest et Est, comme sa capitale "éternelle et indivisible".

L'ONU a répété mercredi que le statut de la ville devait être négocié entre Israéliens et Palestiniens.

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