La Tunisie a refusé une demande de l'Union Européenne de suspendre les avantages fiscaux accordés aux sociétés Offshore

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Tunis, Tunisia - December 27, 2016: Public square of Tunis, national monument and city hall, Tunisia. | EnginKorkmaz via Getty Images
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La Tunisie a refusé mardi officiellement, une demande faite par l’Union Européenne (UE), de suspendre les avantages fiscaux accordés aux sociétés totalement exportatrices (offshore), a fait savoir une source gouvernementale, à l’agence TAP.

Et d'ajouter que notre pays s'est déclaré déterminé dans une correspondance adressée à l’UE, à continuer d'octroyer ces avantages, afin de préserver le tissu industriel et la pérennité des postes d’emploi.

La même source a fait savoir que cette demande faite par l’UE, s’inscrit dans le cadre de la campagne menée par nombre de pays européens, pour réduire l’implantation de leurs sociétés industrielles en Tunisie.

Et d’affirmer que "la Tunisie refuse toute interférence dans sa politique fiscale de la part de qui que ce soit", tout en assurant qu'elle ne "sera en aucune façon, un paradis fiscal".

"Nous avons adopté aujourd'hui au niveau de l'Union Européenne une liste d'États qui ne font pas le nécessaire pour lutter contre l'évasion fiscale. Cette liste qui est une liste noire comprend 17 États", a déclaré ce mardi Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des finances français lors d'une réunion des ministres des Finances de l'Union Européenne à Bruxelles.

Parmi ces pays figurent la Tunisie, placée dans "une liste noire" de paradis fiscaux au même titre que les Samoa, les Samoa américaines, l'île de Guam, le Bahreïn, Grenade, la Corée du Sud, Macao, les Îles Marshall, la Mongolie, la Namibie, les Palaos, Sainte-Lucie, Trinité et Tobago, les Émirats arabes unis, Panama ou encore la Barbade.

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