Malgré la censure, le numérique représente le tiers de l'économie chinoise, selon Pékin

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ALI BABA CHINA
BEIJING - AUGUST 12: Wendy Li, vice director of business development department of Ali Baba works at the office of Alibaba (China) technology Co., Lth on August 12, 2005 in Beijing, China. Yahoo Inc. signed a deal to buy 40 percent of Alibaba.com for EUS 1 billion cash while handing over the running of its China operations to the Chinese online retailer in the biggest investment by a foreign company to gain access to China's 100 million net users. The deal creates an e-commerce giant, with the | Guang Niu via Getty Images
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Le numérique représente près du tiers de l'économie chinoise, selon un rapport publié en marge d'une conférence destinée à justifier le strict contrôle de l'internet en Chine.

Pékin a considérablement renforcé cette année sa surveillance du numérique, mais le régime communiste a profité de sa quatrième "Conférence mondiale de l'internet" pour affirmer que le cyberespace restait "ouvert" en Chine --même s'il est soumis à des contrôles au nom du bien public.

Selon un rapport de l'Académie chinoise du cyberespace publié en marge de cette conférence, qui s'achève mardi à Wuzhen (est), l'économie numérique se montait en Chine à 22.580 milliards de yuans (2.875 milliards d'euros) en 2016.

Cette somme représente 30,3% du produit intérieur brut (PIB) chinois, soit la proportion la plus élevée dans le monde après les États-Unis, d'après les auteurs du rapport.

L'économie numérique a explosé en Chine ces dernières années, largement à la suite du boom du commerce en ligne et de l'omniprésence des téléphones portables, que les Chinois utilisent pour commander un taxi ou un repas ou même pour payer leurs légumes au marché.

La planète compte 3,89 milliards d'internautes et la Chine en réunit à elle seule 751 millions, selon un chiffre cité par l'agence Chine nouvelle.

Mais ce développement s'accompagne d'une stricte surveillance des contenus diffusés sur l'internet local, et les géants américains Facebook et Google sont interdits en Chine.

Cela n'a pas empêché le PDG de Google, Sundar Pichai, de participer à la conférence de Wuzhen au côté d'une autre figure de la Silicon Valley, le PDG d'Apple Tim Cook.

La marque à la pomme a essuyé le feu des critiques récemment pour avoir purgé sa boutique chinoise d'applications en ligne de logiciels de communication sécurisée comme Skype, disant vouloir ainsi se conformer à la réglementation de Pékin. Elle en a également retiré les VPN, des logiciels permettant de contourner la censure.

Quant à Google, on lui prête l'ambition de vouloir faire un retour fracassant en Chine après avoir quitté le pays il y a plusieurs années en pleine polémique sur la censure et le piratage informatique. Le groupe avait cependant conservé des activités publicitaires dans le pays.

Les deux grands patrons ont en tout cas soigneusement évité les controverses lors de leur passage à la conférence et les deux groupes n'ont pas répondu aux questions de l'AFP concernant leur présence.

Ironie de l'histoire, les participants à la conférence de Wuzhen ont pu bénéficier d'un accès sans limite à l'internet pendant les trois journées de l'événement.

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