L'Espagne retire le mandat d'arrêt européen contre Puigdemont

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PUIGDEMONT
'Junts per Catalonia' (All for Catalonia) grouping cadidate for the upcoming Catalan regional election, Carles Puigdemont, appears on a screen to take part in the campaign opening meeting in Barcelona, on December 4, 2017.Catalans remain deeply split on independence, and several polls suggest pro-secession parties might struggle to win enough seats to form a new regional government after the December 21 regional election. / AFP PHOTO / LLUIS GENE (Photo credit should read LLUIS GENE/AFP/G | LLUIS GENE via Getty Images
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L'Espagne a retiré les mandats d'arrêt européens visant le président catalan destitué Carles Puigdemont, candidat aux élections du 21 décembre, et quatre de ses ex-ministres régionaux qui avaient fui avec lui en Belgique, a annoncé la Cour suprême mardi.

Le juge d'instruction de la Cour suprême maintient cependant le mandat d'arrêt espagnol contre eux et ils seraient arrêtés à leur retour en Espagne, ont expliqué des sources de la Cour.

Dans son ordonnance le juge relève que depuis l'émission des mandats d'arrêt européens contre Carles Puigdemont, Antonio Comin, Lluis Puig, Meritxell Serret et Clara Ponsati, les cinq inculpés "ont manifesté l'intention de retourner en Espagne pour y exercer des mandats électoraux" en se portant candidats aux élections régionales.

Le magistrat explique vouloir éviter le risque que la justice belge ne retienne pas tous les chefs d'inculpation qui pèsent sur l'ensemble des dirigeants indépendantistes qui ont préparé la sécession manquée de la Catalogne.

Il fait valoir qu'il s'agit d'éviter "une distorsion substantielle" dans le traitement judiciaire des mis en examen, car ceux qui sont restés en Espagne risqueraient plus que que ceux qui ont quitté le pays.

Cette décision a créé la surprise, alors que la justice belge devait rendre sa décision le 14 décembre sur l'extradition des cinq anciens dirigeants indépendantistes catalans.

Carles Puigdemont et ses quatre collègues s'étaient installés en Belgique le 30 octobre, pour échapper aux poursuites et plaider leur cause internationalement.

Tous sont poursuivis pour "rébellion", "sédition" et "détournement de fonds publics", dans une enquête sur le processus ayant débouché le 27 octobre sur une proclamation unilatérale de la "République catalane" à Barcelone.

Les avocats des Catalans à Bruxelles avaient annoncé qu'ils épuiseraient toutes les voies de recours pour rester en Belgique, au moins au-delà du 21 décembre.

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