Les Palestiniens s'opposent à tout transfert de l'ambassade des Etats-Unis à El Qods

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JERUSALEM
A picture shows the Dome of the Rock mosque and a general view of Jerusalem on December 1, 2017. US President Donald Trump may recognize Jerusalem as the capital of Israel. The international community says Jerusalem's status must be negotiated between Israelis and Palestinians. Israel occupied east Jerusalem in the 1967 Six-Day War and later annexed it in a move never recognised by the international community. / AFP PHOTO / THOMAS COEX (Photo credit should read THOMAS COEX/AFP/Getty Image | THOMAS COEX via Getty Images
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Les Palestiniens notamment l'Organisation de la libération de la Palestine (OLP), a mis samedi en garde les Etats-Unis contre toute idée de transférer leur ambassade à Jérusalem (El Qods) occupée.

Ce "probable" transfert a été annoncé par le vice président américains Mike Pence vendredi. Selon lui, Donald Trump "envisage sérieusement" de transférer l'ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem, avait déclaré M. Pence alors que le président américain avait indiqué en octobre qu'il mettait de côté cette promesse électorale.

Selon certains médias américains, le président Donald Trump pourrait reconnaître El Qods comme la "capitale d'Israël" et annoncer le déménagement de l'ambassade dès mercredi prochain.

Le vice-président, attendu en Israël en décembre, a fait cette déclaration à New York lors d'un discours prononcé à l'occasion de la célébration du 70e anniversaire de l'adoption d'une résolution de l'ONU ayant conduit à la création de l'Etat d'Israël.
"Le président Donald Trump étudie sérieusement quand et comment déplacer l'ambassade américaine en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem", a-t-il dit devant des diplomates et dirigeants juifs réunis au Queens Museum.

"Une telle décision déstabiliserait la région tout entière, détruirait le processus de paix, disqualifierait les Etats-Unis de leur rôle» dans la région", a déclaré Hanane Achraoui, membre du comité exécutif de l'OLP. Elle souhaiterait que "personne ne prendra une telle décision, ceci serait extrêmement irresponsable et dangereux».

Pour Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas, une telle décision serait périlleuse pour tout le processus de paix au Moyen-Orient. Cet act serait "dangereux pour l'avenir du processus de paix et plongerait la région dans (...) l'instabilité", souligne-t-il.

Toute solution au conflit, précise encore Abou Roudeina, "doit passer par la reconnaissance d'El Qods-Est ( Jerusalem-Est) comme capitale d'un futur Etat palestinien indépendant".

Les Nations Unies, faut-il le noter, n'ont jamais reconnu l'annexion d'El Qods-Est et considère que le statut final de la ville devra être négocié.

Pour rappel, une loi du Congrès américain adoptée en 1995, stipule que la représentation diplomatique de Washington en Israël doit se trouver à El Qods.

Mais, depuis deux décennies, une clause dérogatoire, signée tous les six mois par tous les présidents américains successifs, permet à l'exécutif américain de bloquer son application.

Le statut d'El Qods occupée reste l'une des questions les plus épineuses du conflit entre les Palestiniens et Israéliens.

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