Interpellé par les autorités belges, un professeur universitaire marocain est enfin libre

Publication: Mis à jour:
UNIVERSITY
shutterstock
Imprimer

INCIDENT - Fin d’une mésaventure. Abdelkader Hakkou, vice-président de l'Université Mohammed 1er, sera enfin relâché, ce dimanche. L’ambassade du Maroc à Bruxelles a obtenu des autorités belges la libération de ce professeur universitaire marocain retenu, depuis vendredi, au centre fermé de Steenokkerzeel (Région flamande de la Belgique), indiquent des sources diplomatiques marocaines rapportées par la MAP. D’après celles-ci, "l’ambassadeur du Maroc Mohamed Ameur a entrepris des contacts auprès de l’Office des étrangers et s’est porté garant des conditions de séjour de M. Hakkou en Belgique et la décision de sa libération a été aussitôt prise".

A l’invitation de l'Université libre de Bruxelles (ULB), Abdelkader Hakkou était venu en Belgique pour participer à un projet de coopération sauf qu’il a été interpellé dès son arrivée à l'aéroport de Charleroi. Motif ? Manque "de preuves suffisantes de son séjour en Belgique", indique l'agence de presse Belga relayée par le quotidien La Libre.be . "S’il avait eu toutes les autorisations nécessaires, nous n'en serions pas arrivés là", a précisé la porte-parole de l'Office des étrangers, Dominique Ernould, cité par ce média. Une procédure de refoulement avait donc été engagée par cet Office à l’encontre du professeur avant que sa libération ne soit acquise.

"Selon nos informations, il est actuellement en route pour Charleroi", a indiqué à ce média belge Nicolas Dassonville, le porte-parole de l'ULB. Et d'ajouter que c’est le recteur de cette université, Yvon Englert, qui va accueillir le professeur marocain.

Le porte-parole de l’ULB a, par ailleurs, exprimé ses regrets quant à "l’incident" dont a été victime le professeur marocain : "Ce n'est pas un cas isolé: ces derniers mois, les incidents de ce type se multiplient". Le porte-parole de l’Université n’a pas hésité à qualifier le système d’être "manifestement grippé", en s'interrogeant "sur la manière dont la Belgique est prête à accueillir les universitaires étrangers".

LIRE AUSSI: