Le comité de défense du Club Africain accuse Slim Riahi d'avoir utilisé le Club pour blanchir de l'argent

Publication: Mis à jour:
SLIM RIAHI
Tunisian billionaire Slim Riahi speaks during a political meeting in Tunis, on September 30, 2011. Tunisians formed long lines to cast ballots on October 23 in the elections for a constituent assembly that will write a new constitution and appoint a president of a caretaker government, nine months after ousting a dictator and giving birth to the Arab Spring. AFP PHOTO / Hasna (Photo credit should read HASNA/AFP/Getty Images) | HASNA via Getty Images
Imprimer

Une plainte à l’encontre de Slim Riahi, président de l’Union Patriotique Libre (UPL), a été déposée auprès du procureur de la République au Tribunal de Première Instance de Tunis, annonce Mohamed Hédi Laabidi, avocat et membre du comité de défense du Club Africain (CA) sur les ondes de Mosaïque Fm.

L’avocat a assuré que Slim Riahi a commis plusieurs dépassements liés à la fraude et au blanchiment d’argent lorsqu’il était à la tête du club. Selon ses dires, des manoeuvres frauduleuses auraient été mises en place par le président de l'UPL pour détourner l'argent du Club à son profit. En effet, il aurait profité de la situation du Club en 2012 pour créer deux nouvelles sociétés suspectes et non soumises aux réglementations en vigueur en terme de comptabilité. D'après Me Laabidi, Riahi a créé ces sociétés entre le Club, lui et ses enfants mineurs, et ce sans avoir présenté aucun rapport financier. En parallèle, il aurait exploité le logo du Club pour ses propres intérêts tout en mettant le CA à l'écart. "Il s'est avéré que le Club est minoritaire" a-t-il expliqué.

De plus, il a ouvert un compte courant en son nom, faisant croire aux parties concernées qu'il s'agit du compte bancaire du club. "Ce compte courant dans lequel sont versés les montants des transactions de vente des joueurs à l'étranger est en réalité le sien" a regretté Me Laabidi.

"Après toutes ces infractions, Slim Riahi a présenté sa démission comme si de rien n'était" a-t-il ajouté en redoutant le fait que le Club aurait été utilisé par Slim Riahi comme un cheval de Troie pour corrompre et blanchir de l'argent suspect.

L'ancien président du Club africain n'a pour le moment pas encore réagi.

LIRE AUSSI:
Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.