5 effets indésirables des réseaux sociaux sur les jeunes

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YOUNG PLAYING WITH PHONE
BONN, Germany - August 10: Youth sitting on a couch staying outside in the garden playing with their cellphones. on August 10, 2015 in Bonn, Germany. (Photo by Ute Grabowsky/Photothek via Getty Images) | Ute Grabowsky/Photothek via Getty Images
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D'après plusieurs études comme celle menée par la Royal Society for Public Health (RSPH), les réseaux sociaux participent largement à affecter la santé des jeunes.

S'il apparaît que le réseau social Youtube serait plutôt bénéfique pour son utilisateur en lui apportant notamment un soutien extérieur (Tutoriels, vidéos instructives, etc.), les principaux réseaux sociaux que sont Instagram, Snapchat, Twitter et Facebook sont largement pointés du doigts pour leurs nombreux effets néfastes.

Voici les 5 effets indésirables les plus fréquemment rencontrés par les utilisateurs des réseaux sociaux:

1. Ils créent une dépendance

Vous avez certainement déjà passé un déjeuner avec un ami ayant les yeux rivés sur son smartphone pendant tout le repas, à l'affut des derniers "like" et commentaires de la photo du plat qu'il vient de poster… et il s'agit peut-être même de votre propre quotidien.

De la même façon, si vous ressentez un manque, quand votre connexion fait défaut, c'est tout simplement que vous êtes accro, comme beaucoup d'utilisateurs. C'est scientifique! Des études rapprochent même les effets de certains réseaux sociaux à ceux d'une drogue comme la cocaïne et la tentation de s'y connecter à celle du sexe auquel elle serait bien supérieure.

De nombreuses personnes semblent en être conscientes, mais n'est pas le cas de tout le monde et cela semble d'autant plus préoccupant. Il n'est pourtant jamais trop tard pour décrocher et prendre de la distance. Essayez de gérer le temps passé sur votre appareil, de l'éteindre ou de le laisser chez vous le temps d'une promenade, de le garder dans votre sac lorsque vous êtes au travail ou au restaurant, etc.

Enfin rappelez-vous que vos parents ont vécu pleinement leur jeunesse sans réseaux sociaux et sans smartphone!

2. Ils ont tendance à vous renvoyer une mauvaise image de vous même

Axés sur le partage de photos, Instagram et Snapchat (dans une moindre mesure) sont les réseaux sociaux les plus enclins à nous faire douter de notre image.

"Avant pour se sentir seul, il suffisait de croiser dans la rue une bande de jeunes. Mais maintenant, sur Facebook, lorsque vous voyez les photos de vos amis montrant des images idéales, eh bien, ça vous renvoie en pleine figure le fait que vous êtes seul, que vous n'allez pas bien ou que vous ne vous trouvez pas beau!", explique le psychologue et expert des monde numérique Michael Stora.

Cela s'explique principalement par le fait que ces derniers renvoient un aperçu souvent embelli du quotidien.

Les dernières vacances de rêve d'untel, l'image retouchée de cette starlette aux milliers d'abonnés, son idylle passionnée affichée au grand jour, sa présence dans les derniers endroits branchés,… Un quotidien affiché publiquement qui pousse souvent l'utilisateur à remettre son apparence, et plus globalement sa propre vie en question.

3. Ils peuvent entraîner une dépression

L'organisation britannique RSPH révèle également que les taux d'anxiété et de dépression ont augmenté de 70% durant les 25 dernières années et que les réseaux sociaux sont directement liés à cette croissance.

Une étude réalisée au Canada, par l'agence de santé de la ville d'Ottawa, pointe du doigt une utilisation excessive des réseaux sociaux, rapportant que: "les adolescents qui sont sur les réseaux sociaux deux heures ou plus par jour ont de façon significative plus de chances d’avoir une santé mentale fragile, d’être dans la détresse psychologique et d’avoir des pensées suicidaires".

Un sentiment négatif amplifié par le fait que les réseaux sociaux regroupent généralement des personnes de la même tranche d'âge, extérieures au cercle familial et donc dont l'avis est plus impactant.

"Ce qui peut pousser à déprimer, c'est de ne recevoir aucun retour à une publication…", rappelle Michael Stora.

4. Ils aggravent le sentiment d'isolement et de solitude

Là encore, il s'agit de ne pas en abuser… Des chercheurs américains de la faculté de médecine de Pittsburgh en Pennsylvanie ont démontré que le fait de passer plus de 2 heures par jour sur les réseaux sociaux favorisait significativement le sentiment d'isolement des jeunes adultes.

"Il est possible que les jeunes qui se sentaient déjà seuls se soient tournés vers les réseaux sociaux. Ou alors, c’est l’usage répété de ces plateformes virtuelles qui peut avoir entraîné une sorte de rupture avec le monde réel, contribuant ainsi à un sentiment d’isolement. Cela peut également être une combinaison de ces deux phénomènes", explique Elizabeth Miller, professeur de pédiatrie et co-auteure de l’étude.

Beaucoup d'utilisateurs préféreront par exemple communiquer des heures en ligne que de se donner rendez-vous, rendant ainsi virtuels leurs rapports humains.

"Nous sommes des êtres sociaux mais la vie moderne à tendance à nous compartimenter au lieu de nous réunir", souligne l'enseignant en médecine Pr Brian Primack, qui s'est penché sur le phénomène.

5. Ils peuvent troubler votre sommeil

Si la fatigue scolaire peut avoir plusieurs origines, de nombreux spécialistes comme Katherine W. Keyes, auteure d'une étude sur l'évolution de la durée du sommeil chez les adolescents, tendent à penser que l'usage des réseaux sociaux constitue aujourd'hui la cause principale du manque de sommeil croissant chez les jeunes.

Et cette fois l'interface Youtube ne déroge pas au constat, il agirait même de façon extrêmement négative sur le sommeil des internautes.

Les connexions compulsives engageant une implication intellectuelle et émotionnelle ainsi que la lumière des écrans, avant de s'endormir, perturbent notre horloge biologique.

Une étude britannique publiée dans la revue Journal of Youth Studies, réalisée sur 900 adolescents scolarisés, ayant entre 12-15 ans, révèle en effet qu'1 élève sur 5 se réveille constamment la nuit pour se connecter aux réseaux sociaux.

Les élèves qui se réveillent la nuit ou à une heure différente chaque matin seraient aussi largement plus susceptibles d'être constamment fatigués à l'école que les autres.

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