L'Opep prête à reconduire ses quotas de production pétrolière

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typhoonski via Getty Images
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L'Organisation des pays exportateurs de pétrole, réunie jeudi à Vienne, s'oriente vers une prolongation jusque fin 2018 de son accord de baisse de production, selon une déclaration d'un membre du cartel à l'AFP.

Un engagement que l'Algérie se dit prête à respecter à nouveau, à réitéré mercredi à Vienne, Mustapha Guitouni, ministre de l’Energie. Le ministre a souligné l'engagement de l'Algérie à suivre les quotas de production pétrolière et à soutenir l`accord de l’Opep, en faveur d`une stabilisation durable des marchés pétroliers.

Fin 2016, l’Opep et des pays non-Opep avaient décidé de réduire la production quotidienne de 1,8 million de barils par jour (mbj) sur une période de six mois à partir de janvier, avec 1,2 mbj pour l'Opep et 600.000 bj pour les producteurs hors-Opep, lors de la tenue à Alger de la 170ème réunion extraordinaire de la Conférence ministérielle de l’Opep.

Cette baisse a permis aux cours de remonter et les pays producteurs ont pu commencer à renflouer leurs caisses. En mai dernier, les deux parties ont décidé de prolonger de neuf mois l'accord de réduction de la production.

Mustapha Guitouni, ministre de l’énergie a rappelé le rôle prépondérant qu’a joué l`Algérie, lors de la réunion de l’Opep en septembre 2016 à Alger, et ce, dans le rapprochement des points de vue entre les pays de l`Opep mais aussi les producteurs non-Opep.

Aujourd'hui, les pays OPEP et non-OPEP doivent décider, lors de cette réunion régulière jeudi de la suite à donner à cet engagement historique qui court jusqu'à mars 2018.

Un accord qui devrait être prolongé, mais non sans difficultés. La Russie par exemple, craint que la hausse des cours du pétrole profite essentiellement aux entreprises américaines et pourrait souhaiter s'engager sur une durée plus courte.

Par ailleurs, la Libye et le Nigeria qui étaient alors exemptés de suivre l'accord pourront être contraints à réduire leur production. Alors exemptés à cause des conflits présents dans leurs pays, leurs extractions ont repris de la vigueur, menaçant de déséquilibrer le marché.

À l'inverse, les difficultés de production de certains pays devront faciliter le rééquilibrage, comme au Venezuela, en proie à une grave crise économique et politique, "où la production fond de mois en mois", a commenté Alexandre Andlauer, analyste chez Alphavalue.

L'Arabie saoudite quant à elle, souhaite 'continuer à jouer un rôle moteur" dans la stratégie de plafonnement de la production en abaissant ses extractions au-delà de l'objectif fixé pour compenser le manque de discipline d'autres pays.

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