Trump retweete les vidéos islamophobes d'une leader de l'extrême droite britannique

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U.S. President Donald Trump speaks with reporters after meeting with Senate Majority Leader Mitch McConnell (R-KY) and House Speaker Paul Ryan (R-WI) at the White House in Washington, U.S. November 28, 2017. REUTERS/Jonathan Ernst | Jonathan Ernst / Reuters
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6h30 du matin, heure de Washington: Donald Trump est réveillé. Et comme tous les jours, le président des États-Unis débute le sien en lançant Twitter et en multipliant les messages élogieux à l'égard de sa chaîne de télévision préférée: Fox News. Mais particularité de ce 29 novembre 2017, des retweets de vidéos islamophobes publiées par une certaine Jayda Fransen.

Si son nom ne vous dit rien, cette femme fait partie des leaders de Britain First, une formation néofasciste et europhobe britannique, et a été condamnée à plusieurs reprises pour des violences motivées par la religion de sa victime et des propos pénalement répréhensibles. Les marottes du mouvement? La lutte contre "l'islamisation du Royaume-Uni", la préservation de la "culture britannique" et un combat ardent contre le multiculturalisme.


Britain First veut notamment inciter les personnes d'origine étrangère à quitter le Royaume-Uni en leur versant des subventions, considère comme de la haute trahison toute mesure visant à faire entrer des étrangers dans le pays et veut réinstituer des "assemblées chrétiennes." Un parti qui abhorre aussi la presse et qui n'hésite pas à l'exclure de ses meetings, comme ont pu le constater très directement nos confrères du HuffPost anglais.

En l'occurrence les vidéos repartagées par le président des États-Unis sont sans équivoque. Elles s'intitulent respectivement "Des migrants musulmans frappant un jeune Hollandais en béquille", "Des Musulmans détruisent une statue de la vierge Marie" et "Une foule d'Islamistes pousse un jeune homme d'un toit avant de le battre à mort".

Des contenus typiques de ceux qui se partagent au sein de la fachosphère, mais dont l'authenticité et la provenance ne peuvent pas être vérifiée, comme le notent les Britannique de The Independent. Dans la foulée, le président américain a réaffirmé une fois de plus qu'il fallait "boycotter CNN et ses fake news". Il ne fait en revanche pas mention de la récente arrestation de Jayda Fransen après un discours haineux donné en Irlande du Nord, dernier épisode de nombreuses saillies racistes et xénophobes de la part de Britain First.

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