L'Opep à la recherche de "la bonne décision pour les marchés"

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OPEC
Left to right: Russian energy minister Alexander Novak, Kuwait's Oil minister Essam al-Marzouk, OPEC Secretary General Mohammed Barkindo and OPEC Conference President Saudi Arabia's Energy Minister Khaled al-Falih attend the informal meeting of the Organization of the Petroleum Exporting Countries (OPEC) on the eve of the 173rd OPEC Conference in Vienna, on November 29, 2017. / AFP PHOTO / JOE KLAMAR (Photo credit should read JOE KLAMAR/AFP/Getty Images) | JOE KLAMAR via Getty Images
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L'Opep et ses partenaires recherchent encore "la bonne décision pour les marchés", a affirmé mercredi le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis, Suheil al-Mazrouei, à la veille d'une réunion à Vienne où sera débattue une prolongation de la limitation de la production.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dix autres pays, dont la Russie, se sont associés fin 2016 pour abaisser la production mondiale dont la surabondance a fait plonger les prix entre 2014 et 2016.

Alors que la limitation de production avait été étendue au printemps jusqu'à mars 2018, les participants doivent désormais décider si la baisse des réserves mondiales depuis le début de l'année, et la hausse des prix qu'elle a favorisé, justifie d'étendre l'accord, et surtout pour combien de temps.

Les ministres de certains pays participants à l'accord, dont deux des trois plus grands producteurs mondiaux, l'Arabie saoudite et la Russie, étaient réunis mercredi après-midi au siège de l'Opep pour donner une recommandation technique à ce sujet.

"Notre travail va continuer dans les mois à venir, il n'est pas fini", a assuré avant cette réunion le ministre saoudien de l'Energie, Khaled al-Faleh.

"Nous espérons tous continuer ce travail fructueux, qui porte déjà ses fruits", a pour sa part souligné son homologue russe, Alexandre Novak.

Au printemps, la recommandation d'un renouvellement de trois mois avait été adoptée lors des réunions officielles le lendemain.

Après les interventions des ministres, les prix effaçaient une partie de leurs pertes de la séance. A 14H50 GMT, le Brent reculait de 9 cents à 63,52 dollars et le WTI de 12 cents à 57,88 dollars.

Alors que l'Arabie saoudite demande clairement un renouvellement de l'accord jusqu'à fin 2018, la Russie se montre pour l'instant plus prudente, ce qui rend les marchés financiers nerveux.

Moscou craint qu'une hausse des cours profite essentiellement aux entreprises américaines, qui pourraient en outre gagner des parts de marché.

A l'inverse, le ministre irakien du Pétrole, Jabbar al-Louaïbi, qui ne fait pas partie de la réunion préparatoire, s'est montré revendicatif: "Nous soutenons un renouvellement de neuf mois", soit le haut de la fourchette envisagée, a-t-il affirmé, ajoutant que les limitations de productions seraient inchangées.

Fin 2016, l'Irak était un des membres du cartel les plus réticents à des baisses de production, mais le conflit entre le gouvernement fédéral et les indépendantistes kurdes a fortement entamé la production nationale, ce qui a rendu le respect des baisses de production plus aisé.

D'autres pays continuent cependant à dépasser les limites établies par l'accord.

"Je veux encourager les quelques pays qui ne respectent pas l'accord à faire un effort", a exhorté le ministre saoudien.

L'Arabie saoudite et la Russie représentent l'essentiel des baisses de production. A eux deux, les deux géants pétroliers ont fait reculer leur production de 784.000 barils par jour en octobre 2017 par rapport à octobre 2016, selon les données de l'AIE.

Le même mois, l'effort des 22 pays participant à l'accord s'est établi à 1,71 million de barils par jour.

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