La police espagnole démantèle un "supermarché de la drogue" gérée par un Marocain

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DROGUE - C'est une étrange (et illégale) affaire qu'a montée un citoyen marocain à Cardedeu, dans la région de Barcelone. Abdeslam, âgé de 46 ans, a été arrêté le 24 novembre dernier par la police catalane, rapporte aujourd'hui le journal El Español. Selon le support espagnol, ce ressortissant marocain avait monté dans son domicile un véritable "self service " de drogues. Pour se procurer une substance illicite auprès de ce dealer pas comme les autres, rien de plus simple: il suffisait de laisser l'argent devant la porte de son appartement. Ce dernier vous jetait alors la marchandise par la fenêtre.

Le journal qui partage également une vidéo des Mossos d'Esquadra, la police catalane, dans laquelle on voit l'important dispositif policier mis en place pour arrêter le dealeur présumé, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous. Une descente au terme de laquelle la police ne trouvera qu'un maigre butin rapporte El Español: "61,42 grammes de haschich, 25,30g de MDMA, 8,6g de marijuana et 1,26g de cocaïne (...) plusieurs téléphones portables, ordinateurs portables, moniteurs et quelques vélos Décathlon".

À Cardedeu, toute la commune ne parle que de cette arrestation. "Je pensais qu'il s'agissait d'une opération anti-terroriste, au vu du nombre de policiers que l'on peut voir dans les vidéos et qui sont entrés dans la maison d'un Marocain", confie au journal un voisin, qui jure ne jamais avoir acheté de drogues à Abdeslam.

Une étrange start-up

Le journal a également interrogé l'ex-épouse et le fils du dealer présumé sur la petite entreprise: "Il a toujours été entrepreneur", répond très sérieusement l'ex-femme au journal, expliquant que Abdeslam avait auparavant une société de revêtements de façade, qui a dû fermer à cause de la crise. Sans travail, il se serait alors tourné vers cette nouvelle activité. Si sa famille reconnaît qu'Abdeslam vendait bien du haschich ("tous le monde en vend ici", affirme son ex-femme), sa famille nie formellement qu'il ait pu vendre de la cocaïne et de la MDMA, affirmant au passage ne pas savoir de quoi il s'agit.

Le fils partage avec le journal une théorie expliquant la nature spectaculaire de l'intervention du police. Le jeune homme affirme ainsi que son père avait remporté la veille un procès contre un policier, qui l'avait violemment frappé alors que ce dernier était en état d'ivresse. Pour l'adolescent, l'intervention de police serait en fait une "vengeance" de la police contre son père.

En attendant, les journalistes d'El Español n'ont pas trouvé de réponse à leur principale question: "que faisait Abdeslam avec tous ces vélos?"

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