Omar Béhi, ministre du Commerce: L'État n'a pas l'intention de renoncer à la politique des subventions, mais...

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Le gouvernement n'a pas l'intention de renoncer à la politique des subventions, a annoncé le ministre du Commerce Omar Béhi lors de la plénière tenue ce mardi 29 novembre et dédiée à la discussion du budget de son département pour l'année 2018.

Béhi a indiqué que de nouvelles réformes relatives à cette politique des subventions seront apportées afin de réguler les défaillances et améliorer son efficacité. "Nous visons à les rationaliser" a-t-il martelé en tenant à préciser que les prix des produits de base sont gelés depuis 2007.

Le ministre du Commerce a passé en revue les principaux vecteurs de subvention en évoquant la caisse de compensation qui représente 1570 millions de dinars, les carburants qui sont de 1500 millions de dinars, le sucre qui est de 100 millions de dinars ainsi que le riz, le café et le thé qui représentent 40 millions de dinars.

Il a reconnu, également, les défaillances enregistrées, au niveau du système de compensation de divers produits (4000 Millions de Dinars) dont la farine et l’huile végétale.

Il a fait remarquer que la compensation du blé dur (destiné à l’extraction de la semoule) et le blé tendre coûte à la collectivité nationale 1000 MD/an, dont 570 pour le blé tendre et le reste pour le blé dur.

Le ministre a précisé que la Tunisie importe, à travers l’Office des Céréales 11,5 millions de quintaux de blé tendre avec un prix de 55 dinars le quintal. Alors que l’office vend le quintal, aux minoteries à 20 dinars le quintal.

Il a fait remarquer que les études de l’institut national de la statistique (INS) et l’institut national de la consommation (INC) ont révélé que chaque tunisien consomme 20 kg de semoule/an mais les indicateurs ont démontré que la consommation de la Tunisie est de 6 millions, soit 50 kg de semoule par an/personne.

Et d’expliquer ce décalage, par un mécanisme qui pousse l’État à subventionner 30 kg de semoule, consommés par des catégories non ciblées.

Le ministère, a-t-il encore dit, œuvre actuellement à mettre en place une application informatique pour la distribution de l’huile végétale subventionnée et non subventionnée, en attendant le parachèvement de l’élaboration d’un identifiant unique par le ministère des Affaires sociales afin de maitriser la distribution de ce produit.

Le budget du ministère du Commerce qui s'élève à 1660.762 millions de dinars a été adopté par les députés.

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