Pas sûr que le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ait apprécié cette blague d'Emmanuel Macron

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POLITIQUE - "Vous me parlez comme si j'étais le président du Burkina Faso!". Pendant la séance de questions-réponses mouvementée entre Emmanuel Macron et des étudiants burkinabè à l'université de Ouagadougou ce mardi 28 novembre, le chef de l'État s'est lassé aller à une blague qui tranche avec les bienséances protocolaires.

Interrogé sur les infrastructures électriques du pays, jugées insuffisantes, le président de la République a d'abord répondu sur le fond, expliquant qu'il n'était en rien responsable des coupures de courant. Puis, Emmanuel Macron s'est attaqué à la forme de la question qui lui a été posée. "Vous m'avez parlé comme si j'étais le président du Burkina Faso", a-t-il poursuivi, invitant l'étudiant à s'interroger sur "le sous-jacent psychologique" qui motive son interpellation "et l'enthousiasme" qu'elle a provoquée dans l'assistance.

"Quelque part, vous me parlez comme si j'étais une puissance coloniale", a continué le locataire de l'Elysée, avant de renvoyer les étudiants burkinabè à leur propre chef de l'Etat. "Mais je ne veux pas m'occuper de l'électricité dans les universités au Burkina Faso, c'est le travail du président", a-t-il lancé, en désignant Roch Marc Christian Kaboré.

Une séquence qui a précédé le départ du président burkinabé, commenté en direct par Emmanuel Macron. "Du coup il s'en va. Reste là! (...) Du coup il est parti réparer la climatisation", a-t-il ajouté, hilare (voire notre vidéo en tête d'article). Selon plusieurs journalistes, Roch Marc Christian Kaboré n'aurait cependant quitté l'amphithéâtre que brièvement.

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