Quand le HCR aide les réfugiés en Tunisie à entreprendre

Publication: Mis à jour:
KDKDSKLS
TAIEB KHOUNI
Imprimer

Il arrive que des destins soient renversés et ce n'est jamais facile d'y faire face. Peut-être que les réfugiés sont les témoins parlants de vies qui basculent d'un jour à l'autre, sans pouvoir rien y faire. Mais c'est quand ils se relèvent, qu'ils se reconstruisent, qu'ils montrent l'exemple d'une force remarquable.

La Tunisie accueille environ 600 réfugiés enregistrés par le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR).
"Leur situation s'améliore de jour en jour", affirme Mazin Abu Shanab, le Représentant du HCR en Tunisie, au HuffPost Tunisie.

"C'est premièrement grâce au dévouement de la société civile et du gouvernement tunisien pour assister ces personnes, mais aussi, aux communautés qui les accueillent, ce sont en effet des gens chaleureux et aimants. C'est également aux moyens des partenariats établis avec les autorités locales et nationales", explique le Représentant du HCR.

Malgré la sévérité de la situation, quand, involontairement, des personnes se retrouvent loin de leurs pays, de leurs familles, qu’elles voient leurs vies se déconstruire, à cause des guerres et des conflits. Peu importe ce qu’elles avaient pu accomplir, elles ont dû recommencer à zéro.

"On voit, aujourd'hui, en Tunisie, des réfugiés qui détiennent des restaurants, d'autres qui travaillent dans des ateliers, etc. Ils ne sont pas un fardeau pour la société, mais au contraire, participent activement à la vie économique et sociale", atteste Mazin Abu Shanab.

La volonté est leur force, la volonté d'avancer, de reconstruire leur avenir, mais aussi l'intelligence de saisir les opportunités qui leurs sont offertes.

Financée par le HCR, ADRA, l'Agence de développement et de secours adventiste ADRA, consacre une partie de son budget pour assister les réfugiés dans la réalisation de leurs projets professionnels. Certains trouvent du travail, d'autres choisissent de se lancer dans l'entrepreneuriat, comme Nagham et Mourad.

Quand les réfugiés entreprennent

Nagham, Syrienne, tient un salon de coiffure pour femmes à Medenine, au Sud de la Tunisie. Un projet qu’elle a pu concrétiser avec l’aide d’un partenaire tunisien, indispensable pour effectuer la procédure administrative. Lui a fourni le local et lui accorde sa confiance, elle, le matériel et les compétences: “Les bénéfices sont équitablement partagés”, raconte-t-elle.

kdsklskls

La coiffure, c'est plus une passion pour Nagham qu'un métier qu'elle aurait cru exercer un jour: "j'ai étudié la sociologie en Syrie, la coiffure, je l'ai apprise grâce à des tutos sur Internet", précise-t-elle.

Avec son mari et ses trois enfants, ils mènent désormais une vie digne en Tunisie, mais surtout autonome. “Le salon marche très bien, j’ai des clients fidèles et pendant l’été, nous avons enregistré de très bons bénéfices".

Toujours à Medenine, là où le HuffPost Tunisie s’est déplacé pour suivre la tournée périodique du Représentant du HCR, un autre projet, mené par un Syrien a aussi vu le jour.

Cette fois, c’est un projet d’élevage de bovins. Mourad, marié et père de quatre enfants, possède 13 brebis et moutons, qui vivent dans un petit espace d'une étable, offert par un Tunisien, "Je voulais travailler sur mon propre projet ici, et puisque je m'y connais dans l'élevage, j'ai proposé ce projet à ADRA", explique-t-il.

kdskldkl

En collaboration avec l'Office de l'élevage et des pâturages en Tunisie et l'Union tunisienne de l'agriculture et de la pêche, ADRA a oeuvré pour assister Mourad dans la réalisation de son projet. Un vétérinaire rend régulièrement visite à l'étable pour effectuer les vaccins nécessaires.

Les brebis enfanteront bientôt, et le projet s'agrandira. Ce que Mourad souhaite, c'est d'élever des bovins de race pure, et dans le futur, de produire le lait et le fromage qu'il distribuera sur toute la Tunisie.

"J'espère que le jour où ils pourront rentrer chez eux en toute dignité, qu'ils se rappellent de la Tunisie, son peuple et son gouvernement avec amour", a conclu Mazin Abu Shanab.

LIRE AUSSI: Partir de rien et savoir rebondir: Le parcours touchant de ces réfugiés yéménites en Tunisie

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.