Egypte: 14 personnes condamnées pour homosexualité

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HOMOSEXUALITY
People, homosexuality, same-sex marriage, gay and love concept | MarijaRadovic via Getty Images
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Un tribunal du Caire a condamné dimanche 14 hommes supposés homosexuels à trois ans d'emprisonnement pour pratique de relations sexuelles "anormales", a indiqué à l'AFP l'un des avocats de la défense.

Le tribunal a autorisé leur libération contre le paiement d'une caution de 5000 livres égyptiennes (environ 360$) en attendant le procès en appel, a toutefois précisé l'avocat, Ishaq Wadie.

Trois autres accusés n'ont pas été jugés pour des raisons de procédure. Leur procès a été reporté à une date non déterminée.

Les forces de sécurité ont procédé en octobre à plusieurs arrestations dans la capitale égyptienne. Le parquet a accusé ces personnes de pratiquer des relations sexuelles "anormales" - c'est-à-dire homosexuelles - et d'inciter à la débauche.

Les autorités égyptiennes ont lancé une campagne de répression contre la communauté LGBT - lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres - après un concert du groupe libanais Mashrou' Leila au Caire fin septembre, où une partie du public avait brandi des drapeaux arc-en-ciel, symbole de cette communauté.

Les forces de sécurité ont escorté les prévenus "sous haute surveillance" jusqu'au box d'où ils ont entendu le prononcé du jugement, ont indiqué des sources judiciaires et sécuritaires.

Une source de sécurité a par ailleurs déclaré qu'ils seraient libérés quelques heures après le paiement de la caution.

La loi égyptienne n'interdit pas l'homosexualité en tant que telle mais les tribunaux utilisent les incriminations de "débauche" ou de "prostitution" pour condamner les relations entre personnes de même sexe, essentiellement les hommes.

Au début du mois, Amnesty International avait condamné une proposition de loi criminalisant l'homosexualité comme étant "profondément discriminatoire", la qualifiant de "revers pour les droits de l'Homme".

Plusieurs députés avaient proposé en octobre un texte prévoyant des peines d'un à cinq ans (en cas de récidive) d'emprisonnement contre les personnes de même sexe ayant eu des relations sexuelles, dans les lieux publics comme privés.

La présidence et le gouvernement ne se sont pas prononcés publiquement sur le sujet.

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