Drame d'Essaouira: La chambre des conseillers se range du côté du gouvernement

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SIDI BOULAALAM
Enterrement, le 22 novembre 2017, d'une des victimes de la bousculade mortelle survenue trois jours plus tôt à Sidi Boulaalam, dans la province d'Essaouira. | Youssef Boudlal / Reuters
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BOUSCULADE MORTELLE - Camouflet pour l'opposition. La chambre des conseillers a rejeté, lors d’une séance plénière tenue lundi 27 novembre, la motion d'interpellation du gouvernement présentée par le groupe Authenticité et Modernité au sujet du drame qu’a connu la commune de Sidi Boulaalam, dans la province d’Essaouira.

La chambre des conseillers avait annoncé vendredi 24 novembre la tenue de cette séance plénière, conformément aux dispositions de l'article 106 de la constitution et de l’article 233 du règlement intérieur de la chambre.

Selon la constitution, la chambre des conseillers peut interpeller le gouvernement par le moyen d’une motion signée par le cinquième au moins de ses membres. Elle ne peut être votée, trois jours francs après son dépôt, que par la majorité absolue des membres de cette chambre.

S'il est accepté, le texte de la motion d’interpellation est immédiatement adressé par le président de la chambre des conseillers au chef du gouvernement qui dispose d’un délai de six jours pour présenter devant cette chambre la réponse du gouvernement. Celle-ci est suivie d’un débat sans vote, précise l’article 106.

Dimanche 19 novembre au matin, une bousculade survenue lors d'une distribution de denrées alimentaires à Sidi Boulaalam, à 70 kilomètres d'Essaouira, a provoqué la mort de quinze femmes. Une enquête a été ouverte pour établir les responsabilités.

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