Slimane El Omrani: "Benkirane a été, sans conteste, 'le zaïm' (leader) et il le restera"

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BENKIRANE
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PJD - "Le résultat du vote des articles 16 et 37 n’était certainement pas attendu". Au lendemain de la session extraordinaire du conseil national du PJD, tenue les 25 et 26 novembre à Salé, le secrétaire général adjoint du PJD, Slimane El Omrani, déclare au HuffPost Maroc que la question des amendements des deux articles a nourri un "grand débat au sein des structures du parti". Aux rencontres régionales du PJD, aux réunions du secrétariat général et à la commission de la réglementation et des procédures issue du conseil national du parti, ce débat a été à l’ordre du jour.

"Personne ne pouvait prétendre au résultat auquel aboutirait le vote de l’amendement des deux articles avant la tenue du conseil national", souligne le numéro 2 du parti. Et de préciser qu’au sein du PJD, une règle n’a jamais fait l’exception: "l’aboutissement de toute question, qu’elle soit liée à l’approbation de documents, de projets ou à l’élection de responsables ou autre, reste toujours le couronnement d’un échange libre, indépendant et responsable entre les militants". Au conseil national, la discussion autour des deux articles a duré plus de 9 heures, d’après Slimane El Omrani qui souligne que chaque intervenant a présenté ses arguments avant de passer au vote secret.

Dimanche, l'urne a donc tranché: pas d’amendement de l’article 16 du statut du parti qui devait permettre au secrétaire général de briguer un troisième mandat. Il n’y aura pas non plus d’amendement de l’article 37 du statut du parti qui empêche les ministres d'accéder à un siège au sein du secrétariat général du parti. Les ministres sont donc maintenus en tant que membres du secrétariat général du PJD.

Et ce n’est pas une première au parti de la Lampe. Slimane El Omrani rappelle un fait marquant au PJD qui remonte à 2008: "Au 6e congrès national du parti, plusieurs s’attendaient à ce que Saad-Eddine El Othmani soit réélu à la tête du parti. Cependant, le débat autour des candidats à ce poste a contredit les prévisions et le résultat a été l’élection de Abdelilah Benkirane".

Au prochain congrès national du parti, les 9 et 10 décembre, l’élection du nouveau secrétaire général sera donc au centre des travaux. "Nous ne pouvons pas savoir combien il y aura de candidats", nous dit Slimane El Omrani. Et pour cause, compte tenu de la procédure approuvée par le conseil national au cours de cette session extraordinaire portant sur l’élection du secrétaire général et des membres du secrétariat général. "La première opération sera de proposer trois candidats au maximum et deux au minimum au poste de secrétaire général parmi les congressistes. Chaque membre du conseil national, l’actuel et l’ancien, désignera donc 2 ou trois candidats par vote secret", explique-t-il.

Seuls les candidats ayant totalisé au moins 10% des votes seront retenus pour faire ensuite l’objet de discussion. Si le nombre des candidats ne peut être envisagé, actuellement, il risque, toutefois, d’être très important. Les prétendants à la succession de Benkirane sont nombreux.

Mais quelle sera la position du secrétaire général actuel au sein du parti après le congrès? "C’est prématuré de répondre à cette question", confie le numéro 2 du PJD. Et d’estimer que "Benkirane a été, sans conteste, 'le zaïm' (leader) et il le restera". L’adjoint du secrétaire général qualifie le rôle de ce dernier de "pivot" que ce soit dans ou à l'extérieur du parti "après ce congrès et les congrès qui suivront". Convaincu, Slimane El Omrani souligne: "c’est Benkirane qui crée les situations et non le contraire. Et cela ne va pas à l’encontre du parti pour lequel nous restons tous unis".

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