Les Rohingyas seront rapatriés dans des abris temporaires en Birmanie

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ROHINGYAS
Rohingya refugees wait for the start of relief aid distribution at Balukhali refugee settlement, near Cox's Bazar, Bangladesh November 25, 2017. REUTERS/Susana Vera | Susana Vera / Reuters
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INTERNATIONAL - Un accord pour les Rohingyas a (enfin) été établi. Actuellement réfugiés au Bangladesh, les Rohingyas seront rapatriés par milliers par le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR). "Des abris temporaires ou des installations prévues pour un temps limité les attendront en Birmanie", a déclaré, samedi aux journalistes, le ministre bangladais des Affaires étrangères, Abul Hassan Mahmood Ali.

La Birmanie et le Bangladesh avaient annoncé, jeudi, un accord ambigu sur un retour de ces réfugiés. Plus de 600.000 avaient fui au Bangladesh ces dernières semaines.

Mais, pour assurer le déplacement d'un nombre aussi important, le HCR aura besoin de mettre en place un groupe de travail dans les trois semaines. Le HCR avait déclaré, vendredi, que "les conditions n'étaient actuellement pas réunies, pour assurer un retour sécurisé et durable" des membres de cette minorité musulmane en Birmanie.

Ce rapatriement, qui se fera dans les deux mois, concrétisera l'accord entre le Bangladesh et la Birmanie publié samedi par Dacca.

Cet accord stipule que la Birmanie "doit restaurer la normalité dans le nord de l'Etat Rakhine et encourager ceux qui avaient quitté la Birmanie à rentrer volontairement et en sécurité dans leurs foyers" ou "dans un endroit sûr et sécurisé de leur choix au plus près" de chez eux.

Le pays doit également promettre de prendre "toutes les mesures possibles, pour s'assurer que les personnes qui reviennent ne soient pas installées dans des sites temporaires durant une longue période et que leur liberté de mouvement en Etat Rakhine soit permise en conformité avec les lois et règlements existants".

Depuis août, quelque 620.000 Rohingyas ont dû fuir la Birmanie suite aux violences et viols dont ils étaient la cible en tant que minorité musulmane dans le pays. Un véritable "nettoyage ethnique" pour l'ONU. La dirigeante birmane Aung San Suu Kyi avait brisé son silence sur la question, en septembre dernier, après un discours qu'Amnesty International avait décrit comme "un mélange de fausses vérités qui blâment les victimes."

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