Tunisie: Faute d'efficacité, cinq mécanismes d'emploi seront interrompus

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WORK TUNISIA
Protesters are seen near tents in Metlaoui, Tunisia May 11, 2015. Few shops are open in the Tunisian town of Metlaoui and the local phosphate mine lies idle, blockaded by unemployed young men demanding the government fulfill the economic promises of their country's revolution. Dozens of protest tents are pitched across the rural town with placards calling for "Dignity" and "Work". REUTERS/Zoubeir Souissi | Zoubeir Souissi / Reuters
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Le ministre de la formation professionnelle et de l’emploi, Fawzi Abderrahmène a annoncé que sur les huit mécanismes d’emploi actuels, cinq qui, a-t-il dit, se sont avérés inefficaces, seront interrompus dont le programme “Forsati”, faisant savoir qu’un nouveau mécanisme chargé de l’économie sociale et solidaire sera, probablement, créé.

Le ministre qui répondait, samedi, aux interventions des députés lors de l’examen du projet de budget de son département, a fait savoir que le nombre des demandeurs d’emploi inscrits dans les structures relevant du ministère s’élève au 25 novembre 2017 à 188349 personnes, un chiffre nettement inférieur aux données de l’institut national de la statistique qui estime que 620 mille personnes sont au chômage.

Les efforts seront axés au cours de 2018 sur la consécration des fondements de l’économie sociale et solidaire, a-t-il soutenu.

Le ministre a fait savoir que 18273 dont 10175 femmes ont été embauchés depuis le début de 2017 et que le tissu économique du pays ne peut garantir que 35 mille poste d’emploi par an.

Ben Abderrahmène a, par ailleurs, indiqué que le nombre des diplômés des centres de formation publics et privés s’élève, chaque année à 28.500. Il a ajouté que les diplômes remis par ces centres sont reconnus et que 500 apprenants étrangers suivent une formation au sein de ces établissements de bonne réputation.

Les interventions des députés ont porté, notamment, sur l’échec de certains programmes d’emploi et l’absence de centres de formation adéquate dans les régions de Gafsa, Tataouine, Kasserine, Tunis et Ariana.

Certains députés ont appelé à tirer profit des centres de formation relevant du ministère de la défense nationale et à réviser le rôle de la banque tunisienne de solidarité.

De son côté, la Secrétaire d’Etat à la Formation Professionnelle et à l’Initiative Privée, Saida Lounissi a indiqué, dans sa réponses aux interventions des députés, que la prochaine phase de la campagne d’appui à l’initiative privée “Ennajem” (Je peux), qui démarrera en janvier 2018, sera destinée, principalement, aux femmes.

Elle a indiqué que cette campagne qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de soutien à l’initiative privée vise, essentiellement, à faciliter l’accès des femmes aux sources de financement et à les soutenir dans le lancement de leurs projets d’autant que les femmes souffrent plus que les hommes du chômage, selon Lounissi.

Elle a ajouté que la première phase de cette campagne qui a bénéficié à six régions à savoir Sidi Bouzid, Mahdia, Tataouine, La Manouba, Kasserine et Bizerte a permis de financer 8974 projets par le fonds national de l’emploi et la banque tunisienne de solidarité et de créer 14 mille postes d’emploi.

La secrétaire d’Etat a fait savoir que deux projets de loi visant à simplifier les procédures administratives au profit des jeunes promoteurs seront soumis, prochainement, à l’assemblée des représentants du peuple. Il s’agit des projets de loi relatifs à l’économie sociale et solidaire et à l’auto entrepreneur.

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