C'est tranché: Benkirane n'aura pas un troisième mandat à la tête du PJD

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GOUVERNEMENT - Le conseil national du Parti de la Justice et du Développement (PJD) a voté, en session extraordinaire, ce dimanche à Salé, contre l’amendement de l’article 16 du statut du parti, lequel amendement permet au secrétaire général de briguer un troisième mandat à la tête du parti, rapporte la MAP.

Ils ont été 130 à voter contre cet amendement et 87 membres à vouloir le maintenir, alors que six bulletins ont été annulés, faisant ainsi un total de 223 participants au vote, selon le site électronique du PJD.

Les ministres, quant à eux, auront droit à des sièges au sein du secrétariat général du PJD suite au rejet par le conseil national, de l'amendement de l'article 37 du statut du parti qui leur interdisait de faire parti du secrétariat général.

"Quand on est dans une démocratie, on doit s'attendre à ce que l'on vote ou non pour toi", déclare à la presse Abdelilah Benkirane à la fin de la session. "Nos camarades ont choisi ce qu'ils pensent être bien pour eux et c'est tout", continue l'ancien chef de gouvernement qui ne pourra ainsi plus se présenter pour un troisième mandat.

La session extraordinaire a duré deux jours et a porté notamment sur "la présentation d'un document relatif aux orientations futures du parti, le vote du projet d’amendement du statut et l’approbation de la procédure d’élection du conseil national par le congrès national," qui sera organisé sous le signe "Ensemble pour poursuivre l’édifice démocratique", indique la MAP.

Le vote contre un troisième mandat pour Benkirane met un terme à une longue polémique autour de la question. Entre ceux qui soutenaient un éventuel troisième mandat pour Abdelilah Benkirane à la tête du PJD et ceux qui s’y opposent, estimant qu’il était temps de passer le flambeau à un nouveau visage, la divergence a fini par creuser un fossé au sein du parti. Mustapha Ramid, qui s’y était clairement opposé, avait eu des critiques acerbes à l’encontre du secrétaire général.

Dans une déclaration au HuffPost Maroc, le secrétaire général du PJD avait déclaré que "le défi que doit relever le PJD, aujourd’hui, c’est de réussir son congrès national. Et cela passe par le respect de la démocratie et des règles internes, mais aussi par l’entente".

Le Congrès national du parti de la Lampe, prévu les 9 et 10 décembre, sera une étape décisive dans le parcours du parti. Il devra élire un nouveau secrétaire général et veiller sur l'union qui avait fait la force du PJD.

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