Pour le 25 novembre, la deuxième vidéo "Ta ana bnadem (Wellah)" de Hicham Lasri se penche sur l'avortement

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CULTURE - Et de deux. Après avoir dévoilé hier sur YouTube et les réseaux sociaux la première des 3 vidéos pensées et réalisées pour marquer le 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux femmes, le cinéaste Hicham Lasri dévoile aujourd'hui une 2e vidéo, sous-titrée "ProChoice" (que vous pouvez découvrir en début d'article).

Dans la même logique, la jeune femme interprétée par la comédienne Nisrine Adam livre un discours féministe, défendant le droit des femmes à vivre en société et à faire ses propres choix sans être régies par "un frère, un oncle, un mari ou un gardien". Allongée sur une brouette chargée de fruits, elle refuse de n'être qu'une marchandise ou de goûter au fruit défendu (pas forcément celui auquel vous pensez), si elle ne le souhaite pas.

Si le mot "avortement" n'est jamais explicitement prononcé, ce sont des détails comme la casquette affublée des mots "Ma décision", la position de la jeune femme, ou encore le sous-titre de cette nouvelle vidéo, qui invitent son audience à réfléchir à cette question de société ultra tabou.

"Même si certains détails sont amusants, je voulais faire de la sensibilisation en étant rentre-dedans, pas mignon. Le premier film parle du respect de la femme, le deuxième est un film pro-choice, sur l'avortement, et le troisième traite de l'image de la femme par les médias et la société, vue comme un pot de fleurs", précisait dans un entretien au HuffPost Maroc le réalisateur Hicham Lasri.

Comme à son habitude, Hicham Lasri se veut aussi corrosif que subversif pour créer une prise de conscience impactante. "Je me rends compte, depuis un an et demi que je fais des choses sur YouTube et plus généralement sur le digital, de l'impact impressionnant qu'on peut avoir sur la société. Qu'on aime ou qu'on déteste, au moins, ça a le mérite de poser des questions. Parfois les mauvaises, mais on finit toujours par trouver les bonnes", nous dit-il. "De là à répondre à ces questions, il y a toujours un peu de latence, un peu de temps pour y arriver. Mais je pense qu'on ne peut plus laisser l'institution essayer de faire le travail, parce qu'elle est fatiguée, essorée. Elle a donné tout ce qu'elle avait à donner. À un moment, il faut que chacun de nous prenne le relais".

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