Partis politiques: l'heure des bilans

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ELECTION ALGERIA
Election workers count ballots at the end of voting for the parliamentary election in Algiers, Algeria, May 4, 2017. REUTERS/Ramzi Boudina | Ramzi Boudina / Reuters
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Les locales du 23 novembre ont-elles chamboulé le champs politique algérien? A priori non. Le Front de libération nationale (FLN) trône toujours, suivi à distance du Rassemblement national démocratique (RND). Le Front des Forces Socialistes se maintient. Une poussée spectaculaire du nouveau parti Al Moustakabl de Abdelaziz Belaïd alors que les islamistes en régression depuis 2012 confirment leur déroute. Le parti de Ali Benflis a connu, quant à lui une véritable débâcle.

Le secrétaire général du parti du FLN, Djamel Ould Abbès, s'est dit vendredi satisfait des résultats obtenus par sa formation politique lors des élections locales, et grâce auxquels le parti demeure "la première force politique du pays".

Même satisfaction chez son principal rival. Le RND de Ahmed Ouyahia, a exprimé également sa "satisfaction" quant aux résultats des élections locales 2017, ainsi que pour le taux de participation qui a avoisiné les 45%, même si le parti conteste "certains résultats" qui lui sont attribués. Le parti a introduit "plusieurs recours" par lesquels il "conteste, sur la base de procès-verbaux, certains résultats qu’ils lui ont été attribués".

L'autre parti qui s'est plutôt bien tiré de ces Elections locales, est le Front des Forces Socialistes. En s'installant comme quatrième force politique du pays avec 64 APC, le FFS a rentabilisé sa participation aux locales et a renforcé sa présence dans les localités où il s'est présenté. Son Premier secrétaire n'a pas caché sa satisfaction des résultats enregistrés. "Nous nous sommes imposés grâce à des listes partisanes et nous sommes heureux de voir les citoyens nous accorder leur confiance", a-t-il dit dans une première déclaration à la presse.

Le scrutin du 23 novembre a connu l’émergence d'un véritable outsiders: le Front El Moustakbal de Abdelaziz Belaid avec 71 APC. Les islamistes du MSP n'ont pu s'imposer que dans 49 APC alors que Talaiaa Al Houriyates de Ali Benflis n'a pu avoir que 5 APC.

Même si le MSP semble être satisfait de l'amélioration de ses scores par rapports aux locales de 2012, il affirme que le scrutin a été entaché de "fraude". "Même si les résultats préliminaires obtenus sont supérieurs de 30% par rapport à ceux de 2012, le MSP introduira plusieurs recours devant l’instance compétente à cause de +la fraude+ observée dans certaines communes, a déclaré M. Menasra président du MSP.

La redistribution des cartes politiques permettra-t-elle à de nouveaux dirigeants de s'essayer à la gestion des collectivités locales? Rien n'est moins sur. Les attributs des assemblées locales élues ne semblent pas offrir aux nouveaux élus une grande marge de manœuvre. Les partis politiques peuvent , cependant, mesurer l'impact de leur discours sur les populations qu'ils ont courtisées et le poids qu'ils ont acquis au lendemain de ce scrutin.

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