Lafarge a versé plus de 500.000 dollars à Daech, selon le Canard Enchaîné

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LAFARGE SYRIA
Outgoing CEO of the French-Swiss construction materials giant LafargeHolcim, Eric Olsen (R) listens to the company's Chairman of the Board of Directors, Beat Hess during a press conference following the company's annual meeting in Zurich on May 3, 2017.Eric Olsen is stepping down following an internal investigation into the company's activities in Syria. LafargeHolcim posted a net profit of 226 million Swiss francs (208 million euros) in the first quarter, compared to a loss of 107 million a ye | FABRICE COFFRINI via Getty Images
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Le numéro un mondial du ciment depuis sa fusion avec le Suisse Holcim et fleuron du CAC 40, le groupe français Lafarge a
versé une somme de plus de 500.000 dollars à l'organisation terroriste autoproclamée Etat islamique (EI/Daech), a rapporté dans sa dernière l'hebdomadaire Le Canard Enchaîné. Un chiffre qui donne le tournis.

En tout, le groupe a versé 5,56 millions de dollars "au titre de 'dons' à de nombreuses factions armées locales en Syrie, y compris l'EI", indique l'hebdomadaire. Précisément, le montant des paiements destinés à l'EI s'élève à "au moins 509.694 dollars".

C'est le quotidien Le Monde qui est à l'origine des révélations en juin 2016 sur ce scandale. Selon des sources qu'il n'a pas nommées, le journal avait indiqué que "pour continuer de fonctionner pendant la guerre, la cimenterie du groupe français à Jalabiya, dans le nord du pays, s'est approvisionnée et a payé des taxes à Daech en 2013 et 2014", au moment où le groupe terroriste Daech a pris le contrôle, en 2013, des villes et routes environnantes à l'usine.

Une enquête est menée depuis par trois juges d'instruction des pôles financier et antiterroriste de Paris, qui cherchent à déterminer si le géant du ciment a transmis ou non de l'argent à certains groupes. La question est aussi de savoir si les responsables de l'entreprise en France ont eu connaissance de tels accords et du danger qu'ils ont pu faire courir aux employés syriens sur place.

Sur la base de ces informations, le ministère français de l'Economie avait déposé plainte déclenchant ainsi l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris, confiée au Service national de douane judiciaire (SNDJ), rappelle-t-on.

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