Un sit-in devant l'ambassade de la Libye à Rabat pour dénoncer l'esclavage

Publication: Mis à jour:
Imprimer

LIBYE - La Plateforme des associations et communautés subsahariennes au Maroc (ASCOMS) a organisé, jeudi 24 novembre à Rabat, un sit-in devant l'ambassade de Libye, à laquelle ont participé des membres de la communauté africaine résidant au Maroc, pour exprimer leur indignation et ferme dénonciation de la traite des êtres humains et d'abus des situations des migrants africains en Libye.

Les manifestants, de plusieurs nationalités africaines, aux côtés d'acteurs de la société civile marocains et étrangers, ont brandi leurs affiches et slogans pour dénoncer ces pratiques et exhorter la communauté internationale à assumer sa responsabilité de protection des migrants africains en Libye et dans d'autres zones de tensions et conflits et à sanctionner tous ceux qui sont impliqués dans la traite des êtres humains.

Ils ont également dénoncé le retour au 21e siècle de pratiques archaïques comme cela a été montré dans des enregistrements d'opérations de ventes aux enchères, comme esclaves, de migrants africains en Libye.

Dans ce cadre, le secrétaire général d'ASCOMS, Camara Alpha, a exprimé, dans une déclaration à la MAP, sa ferme condamnation de ces pratiques abjectes envers les migrants subsahariens en Libye, affirmant sa consternation de "voir de telles pratiques se produire au 21e siècle dans un pays du Maghreb Arabe".

Camara Alpha a également appelé, dans ce sens, la communauté internationale à intervenir fermement afin de mettre fin à ce genre de pratiques abjectes.

Pour sa part, le responsable administratif et financier de ASCOMS, Goudja Ousman, a affirmé que "la traite des êtres humains est inacceptable", rappelant le devoir de tous les pays africains et du reste du monde à intervenir dans l'immédiat pour mettre fin à ces pratiques.

"Nous souhaitons que tous les pays africains prennent exemple sur le Maroc pour ce qui est du traitement des migrants sur son territoire en adoptant eux aussi une loi relative à la migration et l'asile et l'organisation d'opérations de régularisation des migrants clandestins", a-t-il dit.

L'ASCOMS, qui a appelé à l'organisation de ce sit-in de protestation, est un réseau comportant 17 associations de migrants qui militent activement pour la défense des droits de l'homme et des migrants.

Suite à la diffusion la semaine dernière d'un reportage de la chaîne américaine CNN sur un marché d'esclaves en Libye, de nombreuses personnalités se sont indignées. Le président sénégalais Macky Sall a ainsi dénoncé "fermement" ce trafic d’êtres humains qui constitue "une grave offense à la conscience de l’Humanité".

LIRE AUSSI: