Said Chitour toujours en prison, le Comité pour la protection des journalistes interpelle Ouyahia

Publication: Mis à jour:
SAID CHITOUR
Facebook
Imprimer

Dans une lettre adressée au Premier ministre Ahmed Ouyahia mercredi 22 novembre, le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a demandé au gouvernement de libérer le journaliste Said Chitour, emprisonné depuis juin dernier.

"Le Comité pour la protection des journalistes, une organisation indépendante pour la défense de la liberté de la presse, vous écrit pour demander à votre gouvernement d'abandonner les poursuites et de libérer immédiatement le journaliste indépendant et fixeur Said Chitour, détenu à la prison d'El Harrach en attente de procès pour espionnage présumé", a écrit le CPJ dans sa lettre.

Après des mois de détention sans procès, rappelle l'ONG, Said Chitour a été inculpé le 12 novembre par le tribunal de Bir Mourad Rais d'avoir fuité des "documents gouvernementaux sensibles" à des diplomates étrangers et a transféré son dossier à un tribunal criminel.

La famille du journaliste a indiqué que ce dernier a nié les faits reprochés, affirmant qu'il n'avait même pas accès aux documents décrits dans les accusations.

Rappelant au Premier ministre ses déclarations récentes à la télévision gouvernementale sur "l'engagement de l'Algérie pour la liberté de la presse", l'organisation a insisté sur l'exigence de libérer immédiatement Said Chitour, surtout en l'absence de preuves que le journaliste "a fait autre chose que du journalisme".

La détention de M. Chitour, un journaliste qui a travaillé avec la BBC, France 24 ou encore le Washington Post, "envoie un message sévère aux journalistes en Algérie, surtout ceux qui collaborent avec des médias étrangers", a indiqué le CPJ.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.
Loading...