Les autorités Espagnoles veulent que l'Algérie renforce la surveillance de ses côtes

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MIGRANTS ALGRIENS
La opinion de Murcia
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Le ministre de l'Intérieur espagnol Juan Ignacio Zoido se réunira ces jours-ci avec l'ambassadrice algérienne en Espagne, Mme, Taous Feroukhi. L'objet de cette rencontre est déjà annoncé par la presse espagnole: la vague des bateaux de clandestins algériens qui déferlent sur les côtes espagnoles. Plus de 500 personnes étaient arrivées à Carthagène dans la région de Murcie en moins de 24H le week-end dernier.

Selon le journal espagnol ABC, les autorités espagnoles voudraient que l'Algérie renforcent la surveillance de ces 1000 kms de côtes et empêcher cette immigration massive et coordonnée.

Les autorités espagnoles relèvent que la dernière vague de migrants était la plus importante mais ce n'est pas la seule. Dans la période allant du 26 octobre au 03 novembre, 600 autres migrants clandestins avait atteints les côtes espagnoles en provenance d'Algérie. ce qui fait dire aux Espagnols que l'Algérie ne surveille pas suffisamment ses côtes.

Ces migrations, inhabituelles à cette période de l'année, expliquent les espagnoles, sont en partie dues au beau temps qui s'éterinse et qui permet à de petites barques de traverser les 200 kms qui séparent les deux rives. Les harrags algériens paieraient, selon les médias espagnols 600 euros pour faire ce voyage qui débute en général vers 2h du matin pour se terminer vers 7 ou 8 h de la matinée.

Presque tous les clandestins sont interceptés par les gardes-côtes espagnols et la guardia civile. Cette dernière reconnait que quelques bateaux déjouent la vigilance et arrivent à accoster sans que leurs occupants ne soient arrêtés. Cette certitude, explique-t-on de même source, se justifie par la découverte de bateaux abandonnés.

Pour les Espagols, "les Algériens estiment qu'ils sont un pays riche et leurs ressortissants n'ont aucune raison de quitter le pays de façon illégale. C'est une explication qui leur permet de ne pas voir le problème mais nous nous savons que des clandestins algériens quittent l'Algérie et en masse", selon les sources du journal ABC qui affirment que "avant l'objectif de ces jeunes clandestins, âgés entre 18 et 25 ans pour la majorité, était d'atteindre la ville française Marseille, avant que l'Espagne ne deviennent leur destination finale".

Pour rappel, le transfert de ces migrants algériens dans une prison vide à Malga avait suscité la colère des ONG des droits de l'Homme espagnole.

L'association "Malaga Acoge" (Malaga accueille) avait dénoncé le transfert des immigrants à la prison d'Archidona car cela constitue une atteinte des droits fondamentaux de ces migrants. Sa présidente Arantxa Triguero a expliqué que cette mesure suppose une "privation de la liberté des personnes". Elle a rappelé que la loi interdit que l'internement d'immigrants revête un caractère d'emprisonnement, ce pourquoi elle considère que cette décision sort complètement du cadre légal.

La présidente de l'ONG espagnole se référait à une décision du Tribunal Constitutionnel qui empêche que le séjour transitoire des immigrants ait lieu dans des centres à caractère pénitencier. "Et la prison d' Archidona a ce caractère", insiste-t-elle.

Le ministre de l'intérieur espagnol est convoqué devant le parlement espagnol pour expliquer la situation et les stratégies de contrecarrer ces migrations jugées "tardives et mauvaises".

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