La Tunisie gagne une place et se classe 7e en Afrique en matière de gouvernance, selon l'indice de la Fondation Mo Ibrahim

Publication: Mis à jour:
KASBAH TUNIS
A view of the Tunisian flag from the center of the Kasbah square in Tunis, Tunisia, on 17 septembre, 2017. (Photo by Emeric Fohlen/NurPhoto via Getty Images) | NurPhoto via Getty Images
Imprimer

L'indice Ibrahim pour la Gouvernance Africaine (IIAG) mesure la performance de la gouvernance dans les pays africains.
La Fondation Mo Ibrahim définit la gouvernance comme l'aptitude aussi bien du citoyen que de l'État à accomplir ses responsabilités l'un envers l'autre. Le calcul de l'indice tourne autour de 4 axes principaux, à savoir sécurité et justice, participation et droits de l'homme, développement économique durable, et développement humain.

mo ibrahim tunisia

Dans son rapport pour l'année 2016, la Tunisie est classée 7e en matière de gouvernance globale avec un score de 65,5/100. Elle figure dans le top 10 de chaque catégorie de gouvernance de l'IIAG sauf pour la catégorie "Sécurité et justice", où elle se classe 14e et a montré la sixième plus grande détérioration sur le continent africain dans la sous-catégorie "Sécurité individuelle" au cours des dix dernières années.

En même temps, la Tunisie est le pays le plus évolué du coté de la participation de la société civile à la vie politique et les droits de l'homme, enregistrant une amélioration de près de 60% dans la sous-catégorie "Participation", la plus forte amélioration de tous les pays du continent sur la même période (2007-2016).

5 ans après la révolution, la Tunisie se positionne largement en avance par rapport au pays africains du printemps arabe comme l'Égypte (31e) et la Libye (49e). Ainsi, la Tunisie est le pays arabe le mieux classé dans toutes les catégories et dans dix des 14 sous-catégories (État de droit, responsabilité, sécurité individuelle, sécurité nationale, participation, droits, genre, gestion publique, aide sociale et éducation).

Dans les catégories étudiées, la Tunisie se classe 14e en matière de sécurité et justice, 7e dans la participation et droits de l'homme, 10e en développement économique durable, et 9e sur le plan du développement humain.

Dans la catégorie "développement économique durable", elle montre par contre une régression constante depuis l'année 2007, contrairement à l'Egypte qui enregistre une croissance constante à ce niveau sur la même période.

Du côté des sous-catégories, la Tunisie obtient les classements suivants:

  • Sécurité individuelle: 33e
  • Sécurité nationale: 29e
  • Participation: 3e
  • Droits: 15e
  • Genres (égalité des sexes, participation active de la femme, violences faites au femmes,etc..): 9e
  • Gestion publique: 3e
  • Climat des affaires: 32e
  • Infrastructure: 8e
  • Développement régional: 12e
  • Aide sociale: 9e
  • Education: 7e
  • Santé: 8e

Selon le rapport, la Tunisie montre une régression constante au niveau des aspects suivants, entre 2007 et 2016.

  • L'accès à l'information
  • La lutte contre la corruption
  • La traite des êtres humains
  • Les tensions aux frontières
  • Les lois relatives aux violences faites aux femmes
  • L'équilibre budgétaire
  • La compétitivité
  • Les procédures aux douanes
  • La solidité du secteur bancaire
  • La création d'emplois
  • Le Transport
  • Le développement régional (ressources allouées et climat d'investissement)
  • Les écarts dans les revenus
  • L'inscription aux écoles secondaires

Sur le plan africain, la Tunisie est précédée par l'Afrique du Sud (6e) et la Namibie (5e) en matière de gouvernance globale, et suivie par le Ghana (8e) et le Rwanda (9e).

L'Algérie et le Maroc quant à eux arrivent respectivement 22e et 12e sur les 54 pays africains étudiés.

LIRE AUSSI:
Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.