300 migrants ont tenté de passer la frontière entre le Maroc et Sebta

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SEBTA - Nouvelle tentative de passage en masse de migrants à Sebta. Ce mardi matin à 4h30 (GMT) environ, 300 personnes ont tenté le passage du grillage de sécurité séparant le Maroc de l'enclave de Sebta au niveau de Sidi Ibrahim, rapporte la presse ibérique.

Selon RTVE, si la police marocaine a empêché le passage de la majorité des migrants, deux d'entre eux ont réussi à atteindre la clôture, où ils sont restés accrochés pendant plusieurs minutes. Ils se sont finalement vus forcés de descendre et ont été ramenés au Maroc, rapporte la même source.

Du côté des acteurs associatifs, certains, comme Helena Maleno Garzon, membre de l'association défense des droits des migrants Caminando Fronteras, ont critiqué sur Twitter ce qu'ils considèrent être des "refoulements à chaud". Cette démarche, qui consiste à renvoyer les migrants dans le pays voisin sans étude de leur cas, constitue, au regard du droit européen, une entorse au principe du droit d'asile et du non-refoulement.

"Ce matin, la garde civile a effectué 4 "refoulements à chaud" sur la clôture de Ceuta. Nous réaffirmons l’illégalité de cette pratique qui viole les droits les plus fondamentaux."

2017 a été marqué par une augmentation, par rapport à l'année précédente, des tentatives de passages vers les enclaves de Sebta et Melilla par des migrants. Une hausse que certains expliquent par l'insécurité à laquelle les migrants font face sur la route libyenne.

En octobre dernier, selon l'agence Europa Press, une cinquantaine de migrants subsahariens (une vingtaine, selon EFE) ont tenté de franchir le barrage séparant le Maroc de Sebta au niveau du poste-frontière de Tarajal.

Le 12 aout dernier, le Maroc empêchait le passage de plus de 150 migrants qui tentaient de franchir ce même poste-frontière.

Le 7 août, près de 300 migrants originaires d'Afrique subsaharienne avaient tenté d'entrer à Sebta depuis le Maroc. 186 au moins ont réussi à passer de l'autre côté de la frontière, forçant le passage, en courant, au niveau du poste frontalier.

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