Un journaliste français se fait recadrer après un tweet sur le Maroc

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TWITTER - Le journaliste Hugo Clément, qui s'apprête à quitter l'émission de télévision française "Quotidien", qui a succédé au "Petit Journal" animé par Yann Barthès, a été vivement critiqué sur Twitter pour un tweet citant le Maroc. En effet, ce dernier relayait hier sur le réseau de micro blogging un article de l'Express relatant le drame d'une jeune marocaine de 17 ans sauvagement agressée au rasoir.

Hugo Clément avait accompagné ce post du commentaire: "Elle a 17 ans. Mariée de force à son violeur, il la défigure au rasoir. 2017 au Maroc".

Sauf que l'affaire remonte en réalité à novembre 2014. Largement rapportée à l'époque par nos confrères d'Al Akhbar, Tel Quel, Yabiladi... elle a récemment ressurgi sur les réseaux sociaux.

Le journaliste a pris soin de supprimer son message quelques minutes après sa publication. Le tweet aura toutefois été repéré auparavant par la journaliste et militante associative Feïza Ben Mohamed, qui a répondu à Hugo Clément en citant un fait divers qui s'est produit ce week-end en France:

Une réponse retweetée plus de 15.000 fois et dont les commentaires oscillent entre ceux qui apportent aussi des exemples de cas de violence faites aux femmes en France...

...et ceux qui défendent le journaliste de "Quotidien", soulignant un problème de société plus profond qu'un fait divers.

L'affaire relayé par Hugo Clément avait en 2014 fait écho à la mort d'Amina Filali, jeune fille de 16 ans qui s’était suicidée en 2012 après avoir été contrainte d'épouser son violeur. Un drame qui avait profondément choqué l'opinion publique et avait conduit, en janvier 2014, à l'abrogation de l'article 475, permettant à un violeur d'échapper aux poursuites s'il épousait sa victime.

En 2016, le collègue d'Hugo Clément, Martin Weill, avait évoqué plus longuement un autre problème de société. Il s'était fait expulser du Maroc avec son équipe de tournage avec qui il réalisait un reportage sur les discriminations que subissent les homosexuels dans le pays. Une expulsion condamnée à l'époque par Reporters sans frontières.

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