En larmes, la députée Fatma Mseddi dénonce corruption et monopole au Port de Radès (VIDÉO)

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La députée Fatma Mseddi a craqué, mardi, devant l'Assemblée lors de son intervention au cours du débat sur la loi de finances 2018. En s'adressant au Chef du gouvernement Youssef Chahed, la jeune députée n'a pas pu retenir ses larmes en évoquant une affaire relative aux pratiques de corruption et de monopole au port de Radès.

Elle a fait savoir qu'elle vient de recevoir des menaces de la part d'une société privée opérant dans le gardiennage des navires dans les ports maritimes de commerce. Elle a indiqué qu'elle a reçu un procès-verbal de ladite société en la menaçant de recourir à la justice si elle continue à appuyer le dossier d'un certain investisseur. En effet, Mseddi a expliqué qu'elle s'est immiscée dans cette affaire en voulant tout simplement donner un coup de main à un investisseur qui trouvait des difficultés après avoir déposé son dossier pour offrir ses prestations au port. "Cette société privée est en train d'exercer un monopole depuis 2004" a-t-elle regretté en mettant en cause l'intention de l'État de booster l'investissement et de créer de nouvelles opportunités pour les investisseurs et les porteurs de projets.

Elle a ajouté qu'elle a essayé d'intervenir dans ce dossier pour tenter de favoriser une concurrence loyale et d'éliminer le monopole.

Mseddi a noté qu'elle s'est engagée dans la guerre du gouvernement contre la corruption, et qu'elle tentait de lutter contre la concurrence déloyale, mais elle était surprise en ayant reçu des PV menaçants. "Entre l'État et la corruption, j'ai choisi l'État, comme vous Monsieur le Chef du gouvernement" a-t-elle martelé en fondant en larmes.

Dans son discours, Youssef Chahed a assuré que la guerre contre la spéculation et le monopole va encore s’accélérer durant la prochaine période. Il a noté que son cabinet lancera une campagne contre la spéculation avec la même fermeté et la même ferveur affichées dans sa guerre contre la corruption. Une mesure qui intervient quelques jours après sa visite inopinée au marché de gros de Bir Kassaâ à Tunis où il a ordonné l’intensification des contrôles sur les entrepôts afin de casser la spéculation et le monopole.

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