Baisse du nombre des étudiants inscrits dans les universités publiques, selon le ministre des l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Publication: Mis à jour:
CAMPUS TUNISIA
Students of the Faculty of Arts and letters in Manuba leave the campus on January 18, 2012 in Tunis. Four students wearing niqab started a hunger strike on January 17 as they demand to wear it during classes and exams. A group of Salafists disrupted classes on November 28, 2011 at the university, demanding to stop mixed-sex classes and for female students to wear full face veils. AFP PHOTO/ FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images) | FETHI BELAID via Getty Images
Imprimer

Le nombre des étudiants inscrits dans les établissements universitaires étatiques a enregistré une baisse durant les cinq dernières années, a indiqué lundi 20 novembre Slim Khalbous, ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique lors d'une séance d'audition à l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), par la commission des affaires culturelles, de l'éducation et de la recherche scientifique, dans le cadre de la présentation le budget du ministère pour l'année 2018.

Le nombre des étudiants inscrits en 2017 est de l'ordre de 243 mille étudiants contre 339 mille étudiants pendant l'année universitaire 2011/2012, a précisé Khalbous.

Une augmentation du nombre des étudiants a été par contre enregistrée dans les établissements universitaires privés, avec 32 mille étudiants au cours de cette année, contre quelque 17 000 en 2011/2012.

Huit nouvelles universités seront inaugurées en 2018, a encore annoncé le ministre soulignant que les efforts sont déployés pour achever les projets en cours de réalisation.

Khalbous a estimé que l'inadéquation entre les spécialités et les besoins du marché du travail s'explique par l'absence de données précises relatives aux besoins du marché, donnant lieu à des difficultés dans l'élaboration de stratégie qui aide à surmonter ces entraves. Il a signalé à ce propos que le ministère se penche actuellement, en coopération avec le ministère de la Formation Professionnelle et de l'Emploi ainsi que l'instance de l'évaluation, de l’assurance qualité et de l'accréditation (IEAQA), sur la détermination de ces données.

Quelque 80 centres professionnels ont été crées pour réaliser des formations adéquates au marché du travail, et ce en partenariat avec les étudiants et les enseignants encadrants.

Le problème d'encadrement évoqué récemment par les enseignants, a été résolu, selon Khalbous, avec l'élaboration d'un texte juridique déterminant et organisant la question d’encadrement.

S'agissant des restaurants universitaires qui manquent de ressources humaines et ont été même fermés, le ministre a affirmé qu'une solution a été trouvée.

8 restaurants fermés à Sidi Thabet, Kairouan, Sidi Bouzid, Mahdia, Sousse, Kasserine, Ariana, et Carthage, seront rouverts avant la fin de l’année, a-t-il encore confirmé.

Évoquant les critiques émises par certains députés relatives au manque de dépendance de l'instance de l'évaluation, de l’assurance qualité et de l'accréditation (IEAQA) et l’absence de subventions afin qu’elle puisse jouer son rôle convenablement, Khalbous a affirmé que le ministère s'emploiera dans les plus bref délais à garantir l'indépendance intégrale de cette instance et veillera à consolider son rôle et ses prérogatives.

Dans sa réponse sur une question relative au taux élevé d'échec en première année universitaire, estimé à 40%, Khalbous a expliqué que cet échec est le résultat du niveau médiocre des élèves qui ont réussi leur baccalauréat d'une part et l'orientation inadaptée vers des filières pour certains bacheliers.

Le congrès national pour relancer la réforme du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique est prévu les 2 et 3 décembre 2017 avec la participation des différentes parties intervenantes, a-t-il conclu

Dans un autre registre et lors d'une déclaration à Mosaique FM el 6 octobre 2017, le directeur des services auprès de l'Office des Œuvres Universitaires du Nord, Chokri Akermi, avait déclaré que 31.150 logements pour étudiants ont été assurés en 2017 sur un total de 35.000 demandes.

Akermi a ajouté que ce nombre avait été assuré malgré une capacité maximale des foyers universitaires de 28.200 places, et ce grâce au foyers privés dont peuvent bénéficier les étudiants moyennant la somme symbolique de 10 Dinars tunisiens.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.