Bitcoin au Maroc: L'Office des changes siffle la fin de la partie

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LONDON, ENGLAND - OCTOBER 24: A visual representation of the digital Cryptocurrency, Bitcoin on October 24, 2017 in London, England. Cryptocurrencies including Bitcoin, Ethereum, and Lightcoin have seen unprecedented growth in 2017, despite remaining extremely volatile. While digital currencies across the board have divided opinion between financial institutions, and now have a market cap of around 175 Billion USD, the crypto sector coninues to grow, as it sees wider mainstreem adoption. (Phot | Dan Kitwood via Getty Images
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CRYPTO-MONNAIE - S’il n’y avait aucune position officielle des autorités marocaines jusqu’à présent, l’Office des changes vient de réagir en interdisant les transactions effectuées via monnaies virtuelles. Dans un communiqué publié aujourd’hui et relayé par la MAP, le département de Hassan Bouknadel met en garde contre l’utilisation de ces monnaies, rappelant que de telles transactions "constituent une infraction à la réglementation des changes, et sont passibles de sanctions et d’amendes prévues par les textes en vigueur".

L’Office explique sa décision notamment par la volatilité du cours de certaines crypto-monnaies (dont le Bitcoin) qui constitue un "risque important pour les utilisateurs" d’autant plus que ces systèmes de paiement sont "occultes et non adossés à un organisme financier".

Réagissant à l’utilisation par certaines personnes physiques et morales de monnaies virtuelles dans la réalisation de leurs transactions financières, l’Office brandit sa casquette de gendarme des opérations de change pour exhorter les personnes concernées à se conformer aux dispositions de la réglementation des changes qui stipulent que les transactions financières avec l’étranger doivent être effectuées via les intermédiaires agréés et avec les devises étrangères cotées par la Banque centrale.

Cela n’empêche toutefois pas l’établissement de "suivre avec intérêt" l’évolution des monnaies virtuelles, en collaboration avec Bank Al-Maghrib (BAM) et le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM).

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