Al Massar ne quittera pas le gouvernement "tant que le pacte de Carthage est respecté" affirme Samir Taïeb

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SAMIR TAIEB
Samir Taieb/Facebook
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Le parti Al Massar envisagerait-il sa sortie du gouvernement? Une question qui a refait surface à la suite des déclarations du dirigeant du parti, Jounaïdi Abdeljaoued qui a annoncé, dans une interview accordée àHakaek Online "la possibilité de quitter le gouvernement. Il a évoqué le fait que son parti se trouve dans une situation critique notamment après la sortie d'Al Joumhouri du gouvernement d'union nationale de Youssef Chahed. "Notre présence au gouvernement n'est pas sacrée" a-t-il précisé.

Réagissant à cette polémique, Samir Taïeb, secrétaire général du parti Al Massar et ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime et des Ressources hydrauliques, est intervenu sur les ondes d'Express Fm et a donné des précisions à ce sujet. "Tant que le pacte de Carthage est respecté, nous ne quitterons pas le gouvernement, encore moins dans les moments de difficultés" a martelé Taïeb. Il a fait savoir que son entrée au gouvernement a été basée sur les principes évoqués lors de l'Accord de Carthage en soulignant que seule l'éloignement de ces principes pourrait le faire renoncer à rester au gouvernement.

En direct de Bonn en Allemagne, Samir Taïeb est revenu également sur la participation tunisienne à la COP 23. Il a précisé que la Tunisie a entamé la mobilisation des moyens de renforcement et d’appui, depuis son approbation de l’Accord de Paris, à travers l’adoption par le gouvernement d'un plan d'action profondément engagé dans le développement d’un agenda méditerranéen commun pour le climat.

"La Tunisie est parmi les pays du sud de la Méditerranée qui seront le plus touchés par le changement climatique" a-t-il noté en précisant que durant les prochaines années, la Tunisie fera face à une hausse des températures et une hausse du niveaux des eaux.

Il a précisé que plusieurs plans d’action techniques et des ateliers ont été établis dans la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques et la promotion d’approches novatrices en matière de développement durable. "J’estime que nous sommes sur la bonne voie" a-t-il dit.

Le ministre a évoqué, d'autre part, les obstacles essentiellement financiers auxquels fait face le pays pour mettre en oeuvre ces plans d'action.

Samir Taïeb a assuré qu'une réunion d'évaluation sera bientôt tenue à Tunis regroupant plusieurs départements concernés par la question environnementale, dont notamment le ministère du Transport, de la Santé et l’Équipement.

Ce vendredi 17 novembre à Bonn, en Allemagne, s'achève la 23e édition de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 23). Une édition marquée par le retrait des États-Unis. Prochaine étape, un sommet organisé le 12 décembre à Paris, pour maintenir la dynamique, et notamment avancer sur ces questions relatives à l’action climatique. Quant à la COP24, elle sera prévue en décembre 2018 à Katowice en Pologne.

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