Forum économique Maroc-France: L'AFD va doubler sa contribution en faveur du Maroc

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PARTENARIAT - Les relations économiques entre le Maroc et la France doivent évoluer et sont appelées à franchir un nouveau cap. C’est l’orientation générale qui a prévalu aujourd’hui à Skhirat lors du Forum économique Maroc-France, tenu à l’occasion de la visite au Maroc du Premier ministre français, Edouard Philippe. Pour ce faire, plusieurs pistes ont été proposées par les acteurs du secteur privé de deux pays présents lors de cet évènement.

Pour Miriem Bensalah-Chaqroun, la France et le Maroc ont déjà les capacités de réinventer cette relation, mais c’est aux pouvoirs publics d’accompagner cette dynamique en se montrant "créatifs, rassurants et audacieux". Selon la présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), les pouvoirs publics des deux pays doivent mettre en place les mécanismes, pour que les opérateurs économiques soient des acteurs à part entière de cette nouvelle dynamique.

Un message qui a trouvé écho auprès du chef du gouvernement marocain. Lors d’une allocution pendant la séance inaugurale du Forum, Saad-Eddine El Othmani a reconnu l’importance de l’entreprise et du secteur privé qu’il considère comme un partenaire essentiel du gouvernement.

Pour sa part, le Premier ministre français a également insisté sur l’importance de renouveau des relations qui devra passer selon lui par accorder plus d’importance à un tout autre type d’entreprises. "La relation économique franco-marocaine a très longtemps été incarnée par nos grands groupes, mais cette relation doit s’ouvrir à de nouveaux acteurs. Je pense notamment aux PME et aux entreprises de tailles intermédiaires (ETI), encore trop insuffisamment présentes à l’export, en particulier sur le marché marocain", a-t-il souligné.

La startup et l’innovation au cœur de la nouvelle stratégie

Les PME et ETI ne sont pas d’ailleurs les seuls à bénéficier de l’attention du chef de gouvernement français. Les startups sont également au cœur de la nouvelle stratégie. Un espace accru devra en ce sens va être créé pour les jeunes entrepreneurs dans le numérique, la recherche, l’innovation et l’agro-industrie et soutenu par des financements. "Nous le faisons déjà en finançant de l’assistance technique au profit des startups, géré par la Caisse centrale de Garantie marocaine", a assuré le Premier ministre français qui a profité de son intervention pour annoncer la signature d’une déclaration d’intention visant à mettre en place une coopération dans le domaine du numérique, afin d’accompagner la mise en place de l’Agence marocaine du Développement du Digital.

400 millions d’euros par an seront mobilisés dorénavant par l’AFD

Autre annonce faite par Edouard Philippe, sa promesse de doubler le montant alloué par l’Agence française de développement (AFD) au Maroc. Ces fonds seront dorénavant de l’ordre de 400 millions d’euros par an. La raison d’un tel revirement est à chercher du côté de l’évolution des relations commerciales entre les deux pays. Car même si la France reste le premier partenaire économique du Maroc avec un solde des échanges commerciaux excédentaire en faveur de l’Hexagone à hauteur de 24,8 millions d’euros en 2016, ses parts de marché s’érodent.

À noter que plusieurs ateliers ont été organisés dans le cadre de ce Forum et sont revenus notamment sur les enjeux et perspectives du co-développement en Afrique, les défis de l’urbanisation et du développement durable dans la coopération franco-marocaine, la réussite du développement agro-industriel inclusif, ainsi que sur la révolution digitale et l’entrepreneuriat.

Pour rappel, le Forum économique Maroc-France a été organisé par la CGEM en partenariat avec le Mouvement des entreprises de France (MEDEF international) en marge de la 13e rencontre de haut-niveau Maroc-France co-présidée par le Chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani et le Premier ministre français, Édouard Philippe. Il vise à développer de nouveaux domaines d’opportunité économique entre les entreprises des deux pays et à explorer les pistes d’un développement partagé en Afrique.

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