La réponse virulente d'Éric Dupond-Moretti à Bernard Henri-Lévy

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EDM BHL
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PROCÈS MERAH - Ambiance. Près de deux semaines après la fin du procès d'Abdelkader Merah, l'histoire est loin d'être terminée pour maître Eric Dupond-Moretti et l'auteur Bernard Henri-Lévy. Alors que "BHL", avec virulence, avait reproché à l'avocat des propos "obscènes" et un "manque d'honneur" -il avait évoqué la douleur de la mère de Mohamed Merah lors du décès de son fils-, l'homme de loi a décidé de lui répondre... à sa manière.

Dans une lettre publiée sur Twitter, l'avocat a exprimé, sans détour, ce qu'il pensait de l'écrivain. "Il ne manquait que votre plume dans ce débat... et c'est paradoxal, vous avez, avec votre modestie naturelle, comblé ce vide abyssal", commence-il.

"Mes 'effets d'épitoge' ne valent sans doute pas vos 'effets chemise Charvet' toujours ouvertes et toujours parfaitement blanches même sous les bombes des théâtres des opérations où vous jouez votre rôle", assène-t-il ensuite. Et, "sur le fond, vous démon­trez que vous ne connaîs­sez rien aux droits de la défense".

Éric Dupond-Moretti revient ensuite directement sur les attaques de l'auteur: "Je vous inter­dis de disserter publique­ment sur ma sincé­rité et ses élans sans même me connaître". Avant d'asséner le coup de grâce... en citant Magritte. "Le 3 mai 1936, Magritte a écrit au critique Dupier­roux qu'il n'était 'qu'une vieille pompe à merde', je n'ai, hélas ni le talent, ni l'audace de Magritte".

La lettre de l'avocat, publiée sur Twitter, a été partagée plus de 2200 fois en moins d'une journée.

Au lendemain du verdict du procès Merah, condamné à 20 ans de réclu­sion crimi­nelle pour asso­cia­tion de malfai­teurs, et peu après l'interview tant remarquée de l'avocat, BHL n'avait pas mâché ses mots, dénonçant des propos "obscènes".

"On a droit à un absurde numéro de 'donqui­chot­tisme' où le plai­deur s'in­vente des moulins (...) N'est pas 'avocat dostoïevs­kien' qui veut. Et il y avait quelque chose de pathé­tique dans cette atti­tude victi­maire et narcis­sique, dans cette façon de nous dire que le seul suppli­cié du procès, pour Dupond-Moretti, c'était Dupond-Moretti lui-même".

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