Michel Aoun accuse l'arabie saoudite de détenir Saad Hariri

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HARIRI
A poster of Lebanese Prime Minister Saad Hariri is seen on a giant billboard that reads in Arabic 'Your dignity is Lebanon's dignity' on the highway of Zouk Mosbeh, north of Beirut, on November 14, 2017. / AFP PHOTO / JOSEPH EID (Photo credit should read JOSEPH EID/AFP/Getty Images) | JOSEPH EID via Getty Images
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Le Président libanais Michel Aoun a durci le ton mercredi en accusant l'Arabie saoudite de détenir le Premier ministre Saad Hariri, qui avait annoncé sa démission le 4 novembre de Ryad.

"Rien ne justifie que M. Hariri ne revienne pas après 12 jours. Nous le considérons donc comme en captivité et détenu, ce qui est contraire à la convention de Vienne" régissant les rapports diplomatiques entre pays, est-il écrit dans un tweet rapportant les propos du président Aoun.

M. Hariri a surpris tout le monde à commencer par son propre camp par l'annonce de sa démission le 4 novembre en depuis la capitale saoudienne, dénonçant la "mainmise" sur son pays de l'Iran et de son allié libanais, le mouvement chiite Hezbollah.

Depuis, sa liberté de mouvement fait l'objet d'intenses spéculations. Il avait affirmé dans une interview dimanche qu'il était "libre".

"Je veux répéter et assurer que je vais très très bien", a tweeté mercredi à la mi-journée M. Hariri, dans une réponse apparente aux déclarations de Michel Aoun.

Moins de 24 heures plus tôt, il avait posté un tweet affirmant que sa famille allait rester en Arabaie saoudite

Dans un deuxième tweet, la présidence libanaise cite de nouveau M. Aoun répétant sa position concernant la démission du Premier ministre: "Nous ne pouvons pas prendre de décision concernant une démission qui a été présentée à l'étranger", est-il souligné.

"Qu'il revienne au Liban soit pour présenter sa démission, soit pour revenir sur sa décision, soit pour discuter de ses motivations", a encore fait valoir le président libanais.

Selon lui, il n'est pas possible d'"attendre plus" et de "perdre du temps, car les affaires de l'Etat ne peuvent pas être paralysées".

Il s'est voulu, dans le même temps, rassurant concernant la situation du pays. "N'ayez pas peur, le pays est en sécurité sur les plans économique, financier et de sécurité".

Ainsi, le mystère s'épaissit concernant le sort de M. Hariri, le Premier ministre démissionnaire ayant promis dans son interview dimanche de revenir "très bientôt" dans son pays. Le président Aoun s'était même félicité de son "retour prochain".


Incertitudes

Sa démission a très rapidement été perçue comme un nouveau bras de fer entre l'Arabie saoudite sunnite, important soutien de M. Hariri, et l'Iran chiite, grand allié du Hezbollah libanais.

Le chef du gouvernement a plusieurs fois dénoncé les ingérences de l'Iran et du Hezbollah dans les conflits qui ravagent le Moyen-Orient, notamment en Syrie, voisine du Liban, et au Yémen.

Mais sa démission à partir du royaume saoudien, dont il était le protégé, son séjour prolongé depuis le 4 novembre et le fait que sa démission ait coïncidé avec la purge visant princes et hommes d'affaires saoudiens a alimenté les spéculations.

De nombreux chefs d'Etats occidentaux ont affirmé leur "refus de toute ingérence dans les affaires internes" du Liban.

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