PLF 2018: Les hôteliers proposent une augmentation de la taxe d'entrée des touristes

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TOURIST TUNISIA
Tourists queue to leave Tunisia at the Enfidha international airport, Tunisia, July 10, 2015. Thousands of tourists rushed to leave Tunisia on Friday after Britain warned another attack was "highly likely", two weeks after a gunman killed 38 foreign holidaymakers at a beachside hotel. REUTERS/Amine Ben Aziza | Stringer . / Reuters
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"Nous avons émis des réserves sur certains points du projet de loi de Finances 2018" a annoncé le président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, Khaled Fakhfakh, dans une déclaration accordée à Mosaïque Fm.

Une batterie de mesures a été, par ailleurs, proposée, lundi, à la commission des finances de l’Assemblée des représentants du Peuple (ARP) afin de remédier aux lacunes recensées par la fédération. Et parmi ces propositions figure, l’augmentation de la taxe d’entrée et de sortie du territoire imposée aux étrangers, et ce en la passant de 30 à 60 dinars. Cette mesure qui ne sera pas appliquée sur les Maghrébins, permettra de générer de nouvelles ressources de financières pour l'État, allant jusqu'à 90 millions de dinars.

Fakhfakh a évoqué d'autre part les répercussions de la taxe de trois dinars sur la nuitée et les procédés de rééchelonnement de la dette des professionnels du secteur. Il a estimé que ces mesures ne font qu'aggraver la crise financière et freiner le secteur déjà souffrant.

La Fédération a, d'ailleurs, fortement critiqué le projet de loi des Finances 2018 et estimé que ce dernier est en train "d'achever le tourisme". Selon la FTH, la nouvelle loi des finances va inévitablement entrainer la fermeture d'hôtels et donc mener des "milliers de personnes" à perdre leurs emplois. La FTH a aussi dévoilé les défaillances de certaines mesures évoquées dans le projet de loi et proposé quelques recommandations dont la revalorisation de la taxe sur les billets d’avions et de bateaux "qui passerait de 20 à 30 dinars tunisiens ce qui rapporterait près de 80 millions de dinars aux caisses de l’État".

Le projet de loi de finances 2018 a été épinglé par de nombreux observateurs et experts mais aussi pas les organisations professionnelles. L'Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (UTICA) a même menacé de se retirer du pacte de Carthage si aucune modification n'est apportée à celui-ci.

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