Des partis dénoncent le rapprochement entre Ennahdha, Nidaa Tounes et l'UPL

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Facebook/Slim Riahi
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Des partis politiques ont dénoncé mardi, la décision "unilatérale" des mouvements Ennahdha et Nidaa Tounes de réintégrer le parti de l'Union patriotique libre (UPL) dans la sphère du pouvoir en dépit des poursuites judiciaires dont son président fait l'objet pour suspicion de corruption.

Dans une déclaration commune, les signataires estiment que le compromis trouvé entre Ennahdha, Nidaa Tounes et l'UPL sur le candidat à la présidence de l'instance électorale (ISIE) est de nature à porter atteinte à l'indépendance de l'instance et entamer la confiance dont elle jouit auprès des Tunisiens.

Les signataires, parmi lesquels figurent des partis signataires du Document de Carthage, appellent à un large consensus entre tous les groupes parlementaires autour du nouveau président de l'ISIE. Ils ont mis l'accent sur le souci d'organiser les élections dans les plus proches délais.

Machrou Tounes, le parti de l'Avenir, Afek Tounes, Al Moubadara, le parti du travail patriotique et démocratique, Al Joumhouri, Al Massar, la Tunisie D'abord, Al Badil-Ettounsi et le parti de l'édification démocratique ont signé la déclaration.

De son côté, le leader du Front Populaire Hamma Hammami a estimé que ce rapprochement avait pour objectif la présidentielle de 2019"Quant à cette nouvelle Troïka, elle veut utiliser le budget de l'État et la loi de finances pour mener cette bataille" a-t-il affirmé sur les ondes de la radio Mosaïque FM.

Lundi, l'Union Patriotique Libre est revenu dans le Pacte de Carthage après l'avoir quitté et s'est rapprochée des partis Nidaa Tounes et Ennahdha faisant dire à certains observateurs qu'une nouvelle Troïka serait en train de se former.

Cela serait "prématuré" de l'affirmer a indiqué le président d'Ennahdha Rached Ghannouchi suite à une réunion entre les trois partis tenue lundi au siège de Nidaa Tounes, même s'il ne l'exclut pas.

Selon le dirigeant de Nidaa Tounes Mongi Harbaoui, l'UPL fera également son retour dans le gouvernement, ce qui laisse supposer un prochain remaniement.

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