Pour Hamma Hammami, il existe une crise profonde au sein de la coalition au pouvoir

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HAMMA HAMMAMI
In October 31st, 2014: portrait of Hamma Hammami in his office of the party of the Popular Front after the general election. The polarization of the Tunisian political life between Nida Tounes and Ennahdha should not hide the 3rd place that Hamma Hammami in the Tunisian political scene occupies now. Hamma Hammami is candidate in the presidential election of November 23rd, 2014. (Photo by Nicolas Fauqu��/Corbis via Getty Images) | Nicolas Fauqu��/Corbis via Getty Images
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Intervenant sur les ondes de Mosaïque FM en marge d'une conférence sur le projet de la loi de Finances 2018, le leader du Front Populaire Hamma Hammami a affirmé qu'une crise guette les partis au pouvoir.

"Je pense que la crise existe au sein de la coalition au pouvoir. Il y'a une crise profonde parce que cette coalition n'a pas été créée sur un programme clair au profit de la Tunisie et du peuple tunisien, mais sur des intérêts. Or les intérêts changent souvent" a-t-il affirmé.

"C'est une coalition de loups et de renards. Et nous ne voulons être ni des loups qui déchiquettent le pays et le peuple, ni des renards qui s'entretuent pour leurs intérêts" a ajouté Hamma Hammami.

Selon lui, en plus des intérêts parfois divergents entre les partis de la coalition, il existe aussi des dissensions au sein des partis eux-même. Hamma Hammami cite en exemple Nidaa Tounes, dont les membres s'en vont puis reviennent au gré des intérêts.

"Ces derniers temps, autour de quoi y'a t-il des dissensions? Ce n'est pas un programme, mais le pouvoir! C'est clair! La bataille entre la Kasbah et Carthage est claire depuis (l'éviction de) Habib Essid: Qui sera président en 2019? Et quelles seront les prérogatives du président?" explique-t-il mettant en exergue la volonté affichée par certains partis de changer la Constitution pour donner au président de la République plus de pouvoir.

La nouvelle alliance entre Nidaa Tounes, Ennahdha et l'Union Patriotique Libre a aussi été créée pour cette bataille en vue de 2019 a dit Hamma Hammami: "Quant à cette nouvelle Troïka, elle veut utiliser le budget de l'État et la loi de finances pour mener cette bataille".

Lundi, l'Union Patriotique Libre est revenu dans le Pacte de Carthage après l'avoir quitté et s'est rapprochée des partis Nidaa Tounes et Ennahdha faisant dire à certains observateurs qu'une nouvelle Troïka serait en train de se former.

Cela serait "prématuré" de l'affirmer a indiqué le président d'Ennahdha Rached Ghannouchi suite à une réunion entre les trois partis tenue lundi au siège de Nidaa Tounes, même s'il ne l'exclut pas.

Selon le dirigeant de Nidaa Tounes Mongi Harbaoui, l'UPL fera également son retour dans le gouvernement, ce qui laisse supposer un prochain remaniement.

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