Affaire Saad Lamjarred: Pour la première fois, Laura Prioul donne publiquement sa version des faits (VIDÉO)

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SAAD LAMJARRED
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TÉMOIGNAGE - À aucun moment elle ne cite le nom de son agresseur, mais l'affaire fait tant de bruit depuis un an, qu'il est impossible de ne pas y associer le nom de Saad Lamjarred. Dans une vidéo postée ce dimanche 12 novembre et intitulée "La vérité", Laura Prioul donne sa version des faits un peu plus d'un an après l'agression présumée du chanteur en 2016. Elle n'avait jusqu'alors jamais accepté de parler à visage découvert, ni de se confier aux médias.

Dans cette vidéo de 15 minutes, Laura Prioul revient sur cette soirée d'octobre ayant conduit le 26 à l'arrestation du chanteur pour "agression sexuelle avec violence".

Laura admet tout d'abord qu'elle avait peur et ne voulait pas faire le buzz pour expliquer son silence d'un an, puis enchaîne directement sur cette fameuse nuit qui a commencé par une rencontre dans une boîte de nuit. "On a passé une super soirée. [Il était] vraiment très gentil à m'inviter à sa table, à boire un verre. Je ne buvais que de l'eau, lui il buvait de l'alcool, beaucoup d'alcool" raconte-t-elle.

La soirée continue à l'hôtel où Laura s'est retrouvée seule avec "son agresseur". "À un moment, on s'est tous les deux embrassés. Il a voulu me réembrasser et j'ai tourné la tête, et ça lui a pas plu. Je me suis fait frapper d'un coup", dit-elle en montrant des photos et vidéos des traces laissées de coups sur son corps et son visage. "Cette personne a fini par me violer", déclare-t-elle.

Mais ce n'était pas encore fini pour la jeune femme qui décrit comment son agresseur a tenté de la violer une seconde fois après l'avoir traité de "monstre".

Ne pouvant retenir ses larmes, Laura raconte ensuite comment sa vie a basculé après que son nom a été révélé par les médias. Des insultes aux menaces de mort, Laura dit s'être coupée du monde et des réseaux sociaux.

Trouver du soutien parmi d'autres victimes

Laura Prioul donne aussi sa version des faits quant à des épisodes relatées par la presse et qu'elle dément, à l'instar de son prétendu refus de confrontation avec Saad Lamjarred. "La police m'a bien expliqué que je pouvais faire la confrontation maintenant devant eux, ou la faire plus tard devant le juge avec un avocat, après avoir réfléchi. Sachant que je venais de me faire agresser par cette personne, la dernière chose que j'avais envie c'était de le recroiser, de le voir, ou de l'entendre même, ou quoi que ce soit", dit-elle, ajoutant qu'elle n'a jamais refusé la confrontation mais s'y est soumise plus tard. Une confrontation qui selon Atlas Info devait avoir lieu en mars dernier.

Elle dément également avoir été coiffeuse, escort girl ou chômeuse, avoir été agressée par des fans de Saad Lamjarred ou encore avoir été dealeuse de drogue. "Tout est faux", tranche-t-elle, assurant par ailleurs qu'elle n'est pas responsable de l'apparition de nombreux faux comptes à son nom sur les réseaux sociaux.

"J'ai peur qu'on me reconnaisse dans la rue, j'ai peur qu'on m'agresse, j'ai peur que toutes ces menaces soient mises à exécution (...) j'ai peur pour ma sécurité, j'ai peur pour la sécurité de ma famille, j'ai peur pour la sécurité de mes proches", dit-elle, avant d'ajouter avec fermeté, malgré sa voix tremblante: "Je n'accepterai jamais d'argent pour enlever ma plainte, parce que je veux que cette personne finisse derrière les barreaux, parce que c'est trop dur".

Toujours visiblement émue, Laura Prioul dit avoir eu connaissance dans les médias d'autres cas de jeunes femmes victimes également de son agresseur. Elles les invite à sortir de leur silence, à aller porter plainte, avant de les inciter en fin de message à la contacter pour ne pas être seule dans cette épreuve judiciaire. "J'ai besoin qu'on m'aide pour mettre cette personne en prison".

Saad Lamjarred, qui était sous surveillance électronique depuis sa sortie de prison en avril dernier, ne porte plus son bracelet électronique. Plusieurs médias avaient annoncé un retour imminent du chanteur dans son pays natal, avec une première audience prévue au début du mois de novembre à Paris, après la fin de l'instruction. Celle-ci n'a pour l'instant toujours pas eu lieu.

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